Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Blog de jean Yves Petit

Articles avec #social et emploi

Utilisation du 49-3 : un déni de démocratie et un aveu de faiblesse...

11 Mai 2016, 06:56am

Publié par jeanyvespetit

Utilisation du 49-3 : un déni de démocratie et un aveu de faiblesse...

Europe Écologie Les Verts dénonce l’utilisation par le Premier ministre de l’article 49-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de passer en force. Ce déni de démocratie est un aveu de faiblesse,​ ​qui démontre une fois de plus qu’il n’existe pas de majorité pour voter un texte qui porte une nouvelle atteinte aux droits des salariés et faciliter​ ​a​ ​les licenciements sans créer d’emplois.

La loi El Khomri de réforme du​ ​Code du travail contient de nombreuses atteintes aux droits des salariés, renverse la « hiérarchie des normes » et ainsi instaure un code,​ non pas simplifié, mais dangereusement libéralisé qui risque de généraliser la course au moins-disant social.

Le recours à cet artifice institutionnel pour faire​ ​adopter​ ​un texte massivement rejeté par la population et​ ​contraire aux engagements de campagne du candidat Hollande ne peut que renforcer la défiance dans nos institutions. Il est nécessaire dans notre démocratie de revitaliser le Parlement dans le cadre d’une sixième République.

Ce passage en force ne saurait masquer l’impasse dans laquelle est engagée le​ ​gouvernement : une recherche de la croissance à tout prix sans réel impact sur​ ​l’activité et l’emploi, sans projet de société, sans vision du bien commun.

Plutôt que les vieilles antiennes qui ont prouvé leur inefficacité, les écologistes​ ​préfèrent une logique de progrès social et de vivre-mieux par la réduction du temps de​ ​travail, l’instauration du revenu de base permettant d’assurer la dignité de chacun​ ​avec le lancement d’une étude de faisabilité, la création d’un million d’emploi par la​ ​transition écologique et des droits supplémentaire à la formation tout au long de la vie.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

Voir les commentaires

La discussion générale a débuté sur la loi Travail à l’Assemblée Nationale. Voici l'intervention d’Eva SAS, au nom des parlementaire EELV.

7 Mai 2016, 07:35am

Publié par jeanyvespetit

La discussion générale a débuté sur la loi Travail à l’Assemblée Nationale. Voici l'intervention d’Eva SAS, au nom des parlementaire EELV.

« Madame la présidente, Madame la ministre, Monsieur le rapporteur,


Chers collègues,

Notre Assemblée débute aujourd’hui en séance l’examen d’une loi qui malgré ses nombreuses réécritures, suscite toujours autant de questionnements et de contestation.


Certains sur les bancs de l’opposition, diront peut-être qu’il n’y a plus rien dans ce texte. Ils ont tort. Il y reste l’essentiel : c’est à dire la mise en concurrence des salariés entre eux, la course au moins disant social entre entreprises, et pire entre les établissements d’une même entreprise. Et c’est un gouvernement qui se dit progressiste qui organise, sciemment, cette dégradation programmée des conditions d’emploi et de salaire sous la pression du chantage à l’emploi.

Est-ce pour cela que nous avons été élus en 2012 ? Je n’ai pas souvenir que de telles orientations aient été annoncées dans la campagne qui a porté au pouvoir ce gouvernement et cette majorité.

Nous parlions au contraire de faire prévaloir la justice au travail, en luttant contre la précarité qui frappe notamment les femmes et les salariés les moins qualifiés. Nous parlions de relancer l’emploi, en soutenant les PME de notre pays. Nous voulions enfin, réenchanter le rêve français, ce rêve qui fait que chaque génération a la perspective de vivre mieux que la précédente.

Qu’est-il advenu de ces promesses ? Comment ne pas comprendre la contestation grandissante face à ce projet de loi qui va directement à l’encontre de ces engagements?

Les forces vives de ce pays sont mobilisées depuis le 31 mars, le jour, et parfois la nuit, debout, pour appeler à l’abandon de cette réforme. Et qui sont ces forces vives ?

• Les salariés et leurs représentants syndicaux: depuis fin mars, la contestation ne faiblit pas. Ils étaient encore plusieurs dizaines de milliers ce premier mai dans la rue.

• Les employeurs des PME et TPE, principaux créateurs d’emplois de notre pays. Or, après l’examen en commission, à la fois l’UPA et la CGPME s’opposent au texte qui nous est soumis.

• La jeunesse, qui refuse ce texte, et qui est plus que jamais mobilisée pour défendre son avenir.

Et si cette réforme suscite autant de mécontentement, c’est qu’elle est l’ultime renoncement d’une trop longue série que les Françaises et les Français ont pu constater depuis 2012.
Il n’y a qu’à analyser le titre de cette loi et le comparer à son contenu pour comprendre pourquoi les citoyens perdent confiance en notre démocratie : car on a encore une fois tordu le sens des mots.

Cette loi n’institue pas de nouvelles protections pour les actifs, mais seulement plus de libertés pour les entreprises. Et de quelles libertés parle-t-on ? Celles du dumping social généralisé, des licenciements économiques, du contournement des organisations syndicales par référendum, du « travailler plus pour gagner autant » …

Les défenseurs de ce texte sont prêts à toutes les contorsions pour le justifier : il faudrait faciliter le licenciement pour améliorer l’embauche. Il faudrait plus de précarité pour combattre le chômage.

Répéter un mensonge ne suffit pas à en faire une vérité, et les français ne sont pas dupes : ils savent qu’avec cette réforme, ils auront et la précarité, et le chômage !

A coup de communication, le gouvernement a tenté de rejouer la querelle des Anciens et des Modernes du 17ème siècle. Cette pièce serait presque comique si elle ne se jouait pas sur la tragédie quotidienne de millions de chômeurs et de travailleurs précaires.

Et dans cette pièce, bien sûr, le gouvernement cherche à s’attribuer le meilleur rôle : celui du réformateur contre les conservateurs.

Mais affaiblir le droit du travail n’a rien de moderne. Déjà en 1999, un rapport d’Alain Supiot pour la Commission européenne faisait le constat de « l’échec de toutes les politiques de flexibilisation de l’emploi pour lutter contre le chômage ». Pourquoi s’entêter dans cette voie qui n’a jamais démontré son efficacité ?

Avec les collègues écologistes que je représente à cette tribune, nous portons au contraire l’ambition d’une réforme au service de l’intérêt général et de la justice sociale. L’écologie pense le 21ème siècle et s’opposera toujours à ceux qui veulent nous ramener au 19ème. C’est pourquoi nous défendrons dans ce débat parlementaire, une autre réforme, pour un droit du travail du 21ème siècle.

Pour un principe de faveur qui relance le dialogue social, mais au niveau des branches, et non de l’entreprise ou de l’établissement;

Pour poursuivre le mouvement historique de réduction du temps de travail qui s’est interrompu, il y a près de quinze ans, contribuant ainsi à alimenter le chômage de masse ;

Pour garantir la prévisibilité du temps libre, car chacun doit pouvoir préserver et organiser sa vie personnelle et familiale;

Pour une gestion partagée de l’entreprise avec des salariés plus nombreux en responsabilité dans les conseils d’administration.

Au nom des valeurs de progrès, de justice et d’intérêt général qui nous unissent, j’espère encore que vous écouterez nos propositions, que vous abandonnerez le chemin que vous avez emprunté avec ce projet de loi, et que vous vous souviendrez des espoirs qu’en mai et juin 2012, les Français avaient placé en nous. »

Eva Sas, Députée EELV
www.eva-sas.fr

Voir les commentaires

Lorsque le Président de la CCI PACA indique l'existence des 40 propositions

3 Novembre 2015, 07:53am

Publié par jeanyvespetit

Lorsque le Président de la CCI PACA indique l'existence des 40 propositions

Lorsque le Président de la Chambre de Commerces et d'Industries de la région PACA indique l'existence des 40 propositions sur l'emploi, le développement économique et la formation professionnelle de la liste " La Région Coopérative " menée par Sophie Camard et Jean Marc Coppola.

Nous représentons bien l'avenir avec des éluEs qui seront à plein temps et non en situation de cumul ‪#‎compétence‬ ‪#‎forcedepropostion‬ ‪#‎solidaire‬ ‪#‎écologistes‬ ....

Soutenez "La Région coopérative " !

Voir les commentaires

40 propositions pour l'emploi et la formation par la Région Coopérative ...

2 Novembre 2015, 20:08pm

Publié par jeanyvespetit

40 propositions pour l'emploi et la formation par la Région Coopérative ...

1) 40 propositions pour l’Emploi et la Formation

Dynamiser l’économie, c’est pour mieux vivre !

L’emploi et le développement économique sont la première préoccupation des Français, dans un contexte de paralysie de l’économie et perte de confiance. Sommes-nous condamnés à l’inaction et au chômage de masse en attendant que le retour de la croissance nous sauve ? Notre Région est trop souvent un « lieu de passage » pour des marchandises et des voyageurs, un territoire où les pouvoirs de décision économiques sont ailleurs (sièges sociaux, actionnaires…), où l’épargne est plus investie dans la rente immobilière (mais pas le logement social !) que dans le développement économique.

Dans notre Région, le taux de chômage est structurellement supérieur à la moyenne nationale, de 1 à 2 points. Il s’élevait à 11,5% au 2ème trimestre 2015, soit 325 000 demandeurs d’emploi de catégorie A. Plus de 120 000 demandeurs d’emploi habitent la Métropole Aix-Marseille, qui représente 37% de la population régionale (1,8 Million d’habitants). En positif, notre Région a relativement bien résisté à la crise financière et qui a secoué la France au début des années 2010, alors que d’autres Régions, plus industrialisées, ont été secouées de plein fouet. Outre le contexte économique national, les facteurs locaux du chômage sont multiples et entremêlés :

• Problèmes structurels de logements et de transports ;

• Accès insuffisant à l’éducation et à la formation : A Marseille, seuls 65% des jeunes de 19-24 ans sont scolarisés (pauvreté, décrochage scolaire). Dans les autres grandes villes universitaires, ce taux est de 75-80%

• Décalage entre les emplois créés et les demandeurs d’emplois locaux

• Tissu économique trop polarisé entre une masse de très petites entreprises d’un côté (petit commerce, tourisme, hôtellerie-restauration, autoentrepreneurs…) et de grosses entreprises de l’autre (Onet, Eurocopter, Arcelor, le CEA, SNCF, EDF, Hôpitaux, Sécurité sociale, fonction publique territoriale et d’Etat) : Il manque des Entreprises de Taille Intermédiaire, moins fragiles que les très petites entreprises et capables de créer des emplois plus qualifiés (cadres et techniciens) ;

Dans ce tableau, rappelons cependant que de nombreux secteurs sont dynamiques et créateurs d’emplois. Ils sont d’ailleurs accompagnés par la Région qui a pour compétence de financer la recherche, l’innovation et d’accompagner les petites entreprises en développement : Tourisme, Santé et Bien-être, Aéronautique, Agro-alimentaire, Numérique, Télécoms.

Avec ses moyens limités, une Région ne peut pas agir à la place de l’Etat et reste tributaire des politiques nationales et européennes. Cependant, elle doit prendre sa part, d’autant plus que sa compétence économique va se renforcer, ainsi que sa capacité à mieux coordonner ses politiques de formation, avec celles de l’Etat (dont Pôle Emploi).

2) Elle peut agir :

• Du côté des demandeurs d’emploi : Compétence formation professionnelle, apprentissage, Missions locales et accompagnement des jeunes ;

• Du côté de l’offre d’emploi : Marchés publics, aides aux entreprises, à l’Innovation et à la Recherche.

Elle doit surtout savoir fédérer les autres acteurs institutionnels, économiques, sociaux, pour créer une mobilisation en faveur de l’emploi. La création des deux Métropoles Nice, et Aix-Marseille a été très contestée. Il reste à se mobiliser pour que la Région parvienne, dans un climat politique difficile et conflictuel, à mener des politiques concertées sur ces bassins de vie et de travail essentiels pour notre Région. En dehors des métropoles, le rôle de la Région est structurant pour lutter contre le sentiment d’abandon, pour accompagner l’emploi local dans les zones rurales et péri-urbaines.

emploi ... Découvrez les 40 propositions de La Région Coopérative avec Sophie Camard et Jean Marc Coppola:

http://region-cooperative.org/2015/10/29/40-propositions-pour-lemploi-et-la-formation-en-paca/

40 propositions pour l'emploi et la formation par la Région Coopérative ...40 propositions pour l'emploi et la formation par la Région Coopérative ...

Voir les commentaires

Gémenos : Après 1336 jours ... de Fralib à une coopérative ouvrière avec le rédémarrage de la production ...

27 Mai 2015, 18:04pm

Publié par jeanyvespetit

COMMUNIQUÉ DE PRESSE SCOP TI du 26 MAI 2015

… UNE PREMIÈRE VICTOIRE « SYMBOLE »

Pendant 1336 jours, les Fralibs ont mené une lutte sans pareil pour conserver un fleuron de l’industrie sur le territoire français depuis plus d’un siècle , une usine de + de 12 000m2 située à Gémenos depuis 1989 et dans laquelle sont fabriqués thés et infusions.

Pendant 1336 jours, des femmes et des hommes se sont relayés pour faire peser leur droit face aux dérives d’un capitalisme obsédé par les chiffres et peu considérant des conditions de travail et de la qualité du produit vendu au consommateur.

Pendant 1336 jours, médias et citoyens de tous horizons sont venus apporter leur soutien pour que les 182 salariés de Falibs continuent de faire ronronner les machines sur le territoire français.

Et le 26 Mai 2014, la détermination et le courage de ces salariés ont été récompensés par la signature d’un protocole d’accord avec le géant Unilever.

C’est une victoire exemplaire de grande portée.

UN NOUVEAU DÉFI DE TAILLE

C’est sous le nom de SCOP TI, Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions que 58 coopérateurs des 76 salariés surnommés « les Fralibs » pendant lutte, vont relancer une production sur le site de Gémenos.

SCOP TI s’engage donc dans la voie d’une nouvelle organisation, plus humaine, moins hiérarchisée où chaque voix compte.

SCOP TI souhaite produire de la qualité en thé, infusions, nature et parfumé avec arome 100% naturelle.

Rebâtir la filière agricole provençale, décimée par les stratégies de délocalisation menées par les grands groupes de l’agro-alimentaire.

Aujourd’hui le mardi 26 mai 2015, SCOP TI lance deux nouvelles marques de thés et infusions au niveau national, qui sera référencée dans une grande partie des réseaux de distribution.

Ces marques seront l’emblème à la fois d’une lutte historique et d’un ensemble de valeurs aujourd’hui centrales : le « manufacturé en France » dans le respect des travailleurs et l’exigence d’une qualité 100% naturelle et gustative.

C’est désormais au tour du consommateur de participer à cette belle aventure en choisissant les thés et infusions de la coopérative SCOP TI dans les rayons des grandes surfaces et réseaux spécialisés ! En devenant des « consom-acteurs »

Voir les commentaires

Non à l'accord de libre-échange transatlantique ... oui à une Europe qui protège !

11 Mai 2014, 19:17pm

Publié par jeanyvespetit

1-copie-1.JPGTAFTA-2.JPG

Voir les commentaires

Propos d’Eva SAS sur le programme de stabilité « Pour l’emploi et la transition énergétique, il faut des marges de manœuvre » …

1 Mai 2014, 20:59pm

Publié par jeanyvespetit

Eva SasOn cherchera en vain, dans le programme de stabilité présenté ce 29 avril au parlement, une inflexion par rapport à la politique économique et budgétaire menée jusqu’ici : maintien de l’objectif de 3 % de déficit en 2015, maintien du plan d’économie de 50 milliards sur 3 ans et maintien des mesures d’allègement de la contribution des entreprises à la protection sociale. Dans ces conditions, peut-on considérer que le message que les Français nous ont adressé le 30 mars dernier a été entendu ? Rien aujourd’hui ne permet de le penser.

De ce programme de stabilité, les écologistes questionnent d’abord le rythme de réduction des déficits, qui impacte trop durement l’activité et l’emploi.

Si les écologistes ont pleinement conscience des risques liés à la dette, ils considèrent que des réponses ont déjà en partie été apportées. L’évolution de la position de la BCE et le Mécanisme européen de stabilité garantissent de fait la dette des Etats. Un effort sans précédent de réduction de notre déficit structurel a été réalisé – 4,2 points sur la période 2010-2013 – et son impact estimé sur le chômage aura été de 3 points. Pour donner aujourd’hui priorité à l’activité et à l’emploi, un assouplissement du rythme de réduction des déficits apparaît donc absolument nécessaire.

Et ce d’autant plus que la réduction à marche forcée des déficits, cumulée avec les allègements des cotisations des entreprises, pèse à la fois sur le pouvoir d’achat des ménages et sur l’investissement public.

Sur les ménages d’abord, qui ont vécu, dans le premier temps de la mandature, une hausse de la fiscalité. Nous avons soutenu certaines mesures qui étaient de l’ordre de la justice sociale, comme l’augmentation du taux marginal à 45 %. Mais d’autres, comme le gel du barème de l’impôt sur le revenu ou la hausse de la TVA, ont touché les ménages plus modestes, ceux-là même qui vont subir à présent le gel des prestations sociales.

Cet effort aurait, sans doute, pu être compris par nos concitoyens s’il était mis au service d’un projet. Mais quel est aujourd’hui le projet pour la France ?

Nous écologistes, nous proposons au gouvernement depuis le début de la mandature de travailler autour du projet de la transition écologique. Mais pour cela, il faut une politique d’investissement et les contraintes budgétaires qui nous sont imposées ne nous en laissent pas la possibilité. L’investissement public n’est pas le seul outil à notre disposition. Les normes, les incitations fiscales, l’épargne privée doivent être mobilisés. Mais c’est la responsabilité des pouvoirs publics d’investir aujourd’hui pour préparer l’économie de demain. Et je pense notamment à la mobilité durable à l’heure où le 3ème appel à projet transports collectifs, pour lequel l’Etat devait engager, en 2014, 450 millions d’euros pour co-financer des projets de tramways, de métros, de bus à haut niveau de service …, est reporté sine die.

Cet investissement public sera d’autant plus impacté que les 11 milliards de réduction de la dotation aux collectivités locales vont nécessairement se traduire par un recul de leur politique d’investissement, alors même qu’elles portent 70 % de l’investissement public en France. L’investissement des collectivités locales a déjà reculé de 5,6 % en 2014, et ce recul pourrait atteindre 35 % en 2017, du fait de la baisse des dotations.

Enfin et c’est peut-être le point le plus important pour nous, écologistes, ce programme de stabilité n’est pas compatible avec notre projet européen.Faut-il le rappeler ? Un salarié indien gagne en moyenne 28 fois moins qu’un salarié français. Or le pacte de responsabilité ne permettra une baisse du coût du travail que de l’ordre de 4 %. Il ne nous permet donc de concurrencer que les salariés des autres pays européens, dans une logique de compétition déflationniste. Est-ce là le projet que nous avons pour l’Europe ? La compétition de tous contre tous ? La voix de la France ne devrait-elle pas s’élever au contraire en Europe pour demander l’assouplissement de cette politique d’austérité généralisée et l’harmonisation sociale à la hausse pour éviter le dumping social intra-européen?

En conclusion, les écologistes ne peuvent soutenir ce programme de stabilité,

Parce que le rythme de réduction des déficits proposé pèse de façon trop lourde sur l’emploi,

Parce qu’il ne nous laisse pas de marges de manœuvre pour financer des mesures en faveur des ménages les plus modestes, ni les investissements nécessaires dans la transition écologique,

Parce que notre projet européen, ça n’est pas, et ça ne peut pas être, la compétition déflationniste.

Lire l’intervention d’Éva Sas à l’Assemblée Nationale

 

LOGO EELV fondblanc quadri

Voir les commentaires

LFoundry : la Région s’engage pour une aide financière ...

21 Janvier 2014, 17:49pm

Publié par jeanyvespetit

logo RégionMichel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur a écrit ce jour à Maryse Joissains, Présidente de la Communauté d’agglomération du Pays d’Aix, afin de lui confirmer son intention de débloquer une aide financière de 1,5 millions d’euros en faveur de l’entreprise LFoundry, en liquidation judiciaire depuis le 26 décembre dernier.

Plus de six cent salariés ont d’ores-et-déjà reçu leur lettre de licenciement, les mettant ainsi en grande difficulté.

L’intervention financière de la Région, sous forme d’avance remboursable, couplée à celle de la Communauté d’agglomération du Pays d’Aix et du Conseil général des Bouches-du-Rhône permettra de maintenir le site de production en état de fonctionnement, pour une période de trois mois, afin d’envisager une reprise rapide par un éventuel repreneur.

Une convention financière liant l’Etat, la Région et l’Entreprise LFoundry Rousset SAS, précisant notamment les modalités de versement et de remboursement, sera soumise au vote des élus régionaux lors de la prochaine Assemblée plénière, le 21 février 2014.

En tant que chef de file du développement économique en Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Région, avec cette aide, entend préserver l’outil industriel et favoriser, dans le cadre d’une reprise de l’usine, la sauvegarde d’une partie des emplois supprimés.

Voir les commentaires

Retraites : au Sénat, une situation inédite …

6 Novembre 2013, 06:12am

Publié par jeanyvespetit

retraiteLe Sénat a rejeté ce mardi le projet de loi relatif aux retraites à l’unanimité, ce qui constitue une situation inédite. Les écologistes ont voté contre le texte dépourvu de structure et de cohérence qui a été soumis à l’approbation de la Chambre haute.


De nombreux amendements, adoptés tout au long du débat avec des majorités variées, ont abouti à un texte globalement dépourvu de sens. Pour le groupe écologiste du Sénat, cette situation confirme, après une adoption à l’Assemblée nationale à quelques voix près, que le Gouvernement ne s’est pas donné les moyens de travailler ce projet de loi avec sa majorité, ni sur la forme, ni sur le fond. Sur la forme, aucune concertation politique n’a été menée en amont et rien ne justifiait l’engagement d’une procédure accélérée. Les débats du Sénat ont fait ressortir un certain nombre de points qui auraient mérité davantage d’échanges. Sur le fond, le sort réservé à ce texte démontre que les mesures économiques et sociales actuellement portées par le Gouvernement ne sont pas à même de rassembler l’ensemble des parlementaires qui le soutiennent.


Les écologistes se sont prononcé contre les deux principales mesures de financement de la réforme voulue par le Gouvernement. La première prévoyait un allongement de la durée de cotisation nécessaire pour liquider une retraite à taux plein. Pour Jean Desessard, Sénateur de Paris et chef de file du groupe écologiste sur ce texte : « L’espérance de vie en bonne santé diminue. Le chômage des seniors augmente. Allonger la durée de cotisation est donc un contre-sens ! Qui, de plus, ne permettra pas de répondre au problème, conjoncturel mais réel, du départ en retraite de la génération du baby boom ». La seconde prévoyait un report de six mois de la revalorisation annuelle des retraites. Pour Jean-Vincent Placé, Sénateur de l’Essonne et Président du groupe écologiste : « Le report de la revalorisation des retraites est une mesure comptable particulièrement injuste pour les petits retraités, alors même que cette réforme ne coûtera rien aux entreprises ».


Pour les écologistes, ce projet de loi aurait dû permettre de poser les bases d’un autre rapport au travail tout au long de la vie. Dans notre société, les jeunes comme les plus de 50 ans sont touchés par un chômage de masse tandis que 20 à 30% des travailleurs sont en proie à un mal-être professionnel alarmant. Laisser croire que le problème de financement des retraites serait l’allongement de la durée de vie, alors qu’elle est en passe de reculer, évite de s’interroger sur un autre partage du travail comme sur la transition écologique à mettre en œuvre pour promouvoir des filières denses en emplois durables et non délocalisables. Regrettant cette occasion manquée, les écologistes rappellent leur opposition à ce projet de loi.

Voir les commentaires

Les salariés de l’usine Fralib de Gémenos bloquent l'autoroute ...

24 Octobre 2013, 15:12pm

Publié par jeanyvespetit

Les salariés de l’usine Fralib de Gémenos bloquent, ce jour, l'entrée  de l'autoroute Aubagne / Marseille pour interpeller l'Etat sur leur situation.

Ils demandent une rencontre en Préfecture avec les services de l'Etat, la DIRECCTE et le pôle Emploi.photo.JPG

Voir les commentaires

1 2 3 > >>