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Blog de jean Yves Petit

Articles avec #reseau transeuropeen de transports

Présentation des projets d’infrastructures en région PACA à Bruxelles, le 4 novembre 2014...

11 Novembre 2014, 08:23am

Publié par jeanyvespetit

drapeau européen

dossier-2 0977-copie-1Les enjeux de la démarche

  • Les coordinateurs des corridors RTE-T (réseau transeuropéen de transports) Mer du Nord Méditerranée et Méditerranée travaillent actuellement à l’achèvement de la rédaction des programmes qu’ils devront remettre à la commission le 22 décembre 2014.

    Ces programmes comportent une liste de projets qui seront éligibles aux financements RTE-T (appelés CEF « Connecting European Facilities » ou MIE « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe ») dont l’enveloppe pluriannuelle s’élève à  11,9 Mds€. Dans ce contexte, la Région a mené en lien avec RFF, VNF, le GPMM et les services de la DREAL PACA un recensement des projets éligibles de façon la plus exhaustive possible.

    Pour pouvoir être opérationnel, le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe est décliné en programme de travail annuel et multi-annuel. C’est sur la base de ces programmes de travail que sont élaborés les appels à propositions.

    Puis, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, s’est lancée dans une démarche de lobbying afin de s’assurer que le maximum de projets d’infrastructures prévues dans la région d’ici 2030 soient inscrits dans les listes de projets éligibles aux financements RTE-T… C’était l’objectif de ma présence à Bruxelles le 04 novembre en compagnie de représentants de l’Etat, de GPMM (grand port de Marseille / Fos), de VNF (voies navigables de France) et de RFF (réseau ferré de France).

     

    Des actions fortes ont été menées par la Région pour que notre territoire et le port de Marseille/Fos soient intégrés au sein du RTE-T. C’est chose faite !

    L’occasion de rappeler, à Bruxelles, que notre région est à la fois la porte d’entrée Sud du corridor Mer-du-Nord Méditerranée et au cœur du corridor Méditerranéen

    La Région PACA Un espace économique majeur, dynamique et attractif

             -  3ème   région de France avec plus de 5 millions d’habitants 

    • 3 des 10 plus grandes agglomérations françaises

      • Marseille / Aix-en-Provence, Nice et Toulon

    • Plus de 7% du PIB français

      • une économie dynamique et innovante: aéronautique, télécommunications, défense, transports et logistique, agriculture…

      • 37 millions de touristes chaque année

    • Une porte d'entrée naturelle au Sud de l'Europe, où circulent plus de 134 M de tonnes de marchandises chaque année

       

      En Région Provence-Alpes-Côte d’Azur,  des ambitions dans le cadre de la politique européenne pour le RTE-T

      Les orientations communes pour le développement du réseau transeuropéen de transport dressent un diagnostic et des objectifs au niveau européen : réduire l’impact des transports tout en répondant aux besoins croissants de mobilité et d’échange.

      Ce diagnostic et cette politique européenne sont partagés par les acteurs locaux, aussi bien les institutions,  que les opérateurs locaux et la société civile.

      Aussi, cette convergence entre le niveau européen et le niveau régional se manifeste par la déclinaison aisée des actions prioritaires de la politique RTE-T.

      • L'amélioration et la modernisation du réseau de transport transeuropéen

        Améliorer la connexion de la région au RTE-T  en supprimant les goulets d’étranglement tout particulièrement autour du port

         

      • L'intégration des différents modes de transport dans une chaîne logistique fluide  favorisant le report modal

        Développer les chantiers de transport combiné et les points de massification pour fluidifier  et augmenter le trafic tout en s’inscrivant dans un développement durable de la région

         

      • De supprimer les principaux obstacles techniques et administratifs

        Construire l’arc méditerranéen pour rayonner dans le sud de l’Europe en supprimant les nœuds ferroviaires marseillais et lyonnais

         

        La déclinaison pratique de ces orientations se traduit par trois grands types de projets, que l’on retrouvera dans le cadre du contrat de plan Etat/Région 2015/2020 :

      •  
      • Ceux qui visent à supprimer les goulets d’étranglement et à moderniser l’accès au port

      • Les projets en faveur du report modal

      • Les projets qui visent à supprimer les nœuds ferroviaires européens.

       

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        PACA, porte d’entrée de la Méditerranée en Europe : un territoire stratégique pour le RTE-T...

        17 Octobre 2014, 09:44am

        Publié par jeanyvespetit

        04-11-14-Bruxelles.JPG

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        Mon intervention, à Barcelone le 6 juin, lors de la conférence sur le réseau transeuropéen de transport …

        6 Juin 2012, 17:59pm

        Publié par jeanyvespetit

        WP_000118.jpg 

        Organisée par l’association FERRMED, cette conférence à laquelle participaient les présidents des régions Catalogne, Valence, Murcia, des Iles Baléares, de représentants de la Commission européenne, des chambres de commerces, de ports dont celui de Marseille / Fos avait pour objet «le Corridor méditerranéen : impacte socio-économique dans sa zone d’influence».


        WP 000123Mon intervention, en tant que représentant la région Provence Alpes Côte d’Azur, fut de mettre l’accent sur les points ci-après :
        Les enjeux pour notre Région lors de la Révision des RTE-t (réseaux transeuropéen de transport), au moment où la proposition de la Commission Européenne (CE) entre dans la phase de codécision entre le Parlement et le Conseil européens, sont de deux ordres :
        - l'intégration de l’Arc méditerranéen dans les réseaux européens avec des projets stratégiques tels que le projet de ligne nouvelle Marseille-Italie, chaînon manquant du corridor de l’arc méditerranéen entre Barcelone et Gênes, et la liaison avec le nord de l'Italie via le tunnel ferroviaire du Montgenèvre ;
        - le rééquilibrage global de la politique portuaire européenne en faveur des ports de la Méditerranée.


        La proposition de la Commission européenne d’octobre 2010, contribue à une meilleure prise en considération de la Méditerranée aussi bien dans le réseau global que central. Le réseau central est prioritaire et multimodal et doit devenir la base d’un système intégré de transport entre les différents pays. Les ports de Valence, Barcelone, Marseille et Gênes figurent dans le réseau central en tant que nœuds européens multimodaux.
        Ils convient donc de les relier entre eux via le ferroviaire. Ce la doit permettre également aux 30 millions de personnes habitants dans les régions du Sud de l’Europe de pouvoir se déplacer facilement avec le chemin de fer.


        Toutefois, la proposition de la Commission européenne n’identifie pas encore le corridor (Marseille-Gênes et au-delà vers l’est) qui correspondrait toutefois aux besoins identifiés par la Région pour permettre aux territoires d’être rattachés, à la fois au corridor 3 (ex Lisbonne-Kiev, Tarragone – Budapest via Avignon, Lyon et Turin) et au corridor 9 (Amsterdam-Rotterdam-Anvers/Bruxelles Luxembourg Dijon Lyon Marseille). D’où la demande de notre région aux représentants de la Commission, d’autant plus que faisons face à un transit très important de camions en provenance de l’Espagne et à destinations de l’Italie.


        Pour rééquilibrer la forte présence des Régions et des ports du Nord en termes de communication et de promotion de leurs intérêts, il est nécessaire pour les Régions et ports du Sud de l’Europe de s’unir et de s’organiser afin d’être présents mais également de faire valoir la cohérence d’une démarche commune et les atouts de la Méditerranée en tant que portes de l’Europe.
        Le partenariat méditerranéen doit être renforcé et parler d’une seule voix à Bruxelles. L’objectif est de pouvoir renforcer les ports du Sud, en utilisant leurs atouts propres mais également grâce aux projets et aux liens qu’ils ont avec leur hinterland et les atouts du territoire en ce qui concerne la dynamique d’aménagement.


        Les Régions de la Méditerranée et les ports doivent envisager une démarche de lobbying à plusieurs niveaux : en commun auprès de leur Etat membre, de façon coordonnée au niveau européen auprès de la commission et impliquant les parlementaires européens, les parlementaires nationaux, les élus des principales métropoles et tous les acteurs (consulaires, associatifs, experts, partenaires).


        Il s’agit de développer un lobbying européen qui s’appuie sur un projet de déclaration commune avec les Régions méditerranéennes mais aussi d’une initiative commune à Bruxelles dans le courant du 4ème trimestre 2012.

         

        Carte Corridors v3

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        De nouveau à Bruxelles, cette semaine - au menu le RTE-t et la libéralisation du ferroviaire ...

        31 Mars 2012, 08:09am

        Publié par jeanyvespetit

        drapeau européenJeudi 29 mars, je suis retourné  à Bruxelles. Ce déplacement  s’inscrit dans la continuité du travail effectué depuis le début de mon mandat, au sein du conseil régional, sur les enjeux européens concernant notre région.  2012 sera une année plutôt active étant donné les le caractère important des sujets, ci-dessous, en cours d’élaboration par la Commission et le Parlement européen. J’ai donc pu rencontré Monsieur De Grandis, qui suit, à la DG MOVE (direction mobilité de la Commission), le RTE-t (réseau transeuropéen de transports), Monsieur Delacombe, qui suit également le RTE-t  à la Représentation Permanente de la France à Bruxelles et Pascal Canfin, eurodéputé, Europe Ecologie / Les Verts qui va suivre, pour les eurodéputés EELV français, les textes concernant le ferroviaire.  

        LD 1327666208593Les discussions sur le Refonte du 1er Paquet ferroviaire

        Le Conseil et le Parlement européen négocient actuellement pour mettre en place un « Code d’accès ferroviaire unique » qui portera sur 3 grands domaines : le financement et la tarification adéquats des infrastructures ferroviaires ; les conditions de concurrence sur le marché ferroviaire ; et les réformes organisationnelles nécessaires pour assurer la surveillance appropriée du marché.

        La préparation par la Commission européenne du futur 4ème Paquet ferroviaire

        La Commission européenne a officiellement annoncé qu’elle présenterait avant la fin de 2012 un nouveau « Paquet ferroviaire » proposant :

        - d’ouvrir le marché des services nationaux de transport ferroviaire de voyageurs ;

        - de modifier le Règlement OSP (obligation de service public) pour prévoir notamment « l’obligation d’attribuer les contrats de service public par la voie de la mise en concurrence» ;

        - et d’instaurer une « séparation structurelle (dégroupage) entre la gestion des infrastructures et la fourniture des services ».

        Sur ces deux sujets, très liés l’un à l’autre, j’ai précisé notre refus de nous obligé (imposé) la mise en place de la concurrence dans le transport public régional. Aujourd’hui, le règlement le Règlement européen OSP (obligation de service public) permet ce libre choix entre concurrence ou attribution directe d’une gestion du transport public régional, il convient donc de maintenir ce libre choix. Il est à noter que la constitution française prévoit « la libre administration des collectivités territoriales ». A cela, il faut d’ajouter l’absence d’un cadre social tant européen que national qui ne peut que favoriser le dumping social et le « moins disant social » lors des appels d’offres.

        De même, à propos de la structuration du système ferroviaire, j’ai exprimé notre désaccord sur l’idée d’imposer, là aussi, une séparation totale entre l’infrastructure et l’entreprise ferroviaire publique. Encore une fois, cela doit relever du choix du chaque Etat de déterminer quelle est la meilleure structuration pour son propre pays. En France, nous constatons que le système actuel, séparation entre l’infrastructure (Réseau Ferré de France –RFF) et la SNCF qui exploite des milliers de trains chaque jour, est à « bout de souffle », qu’il est inefficace et génère des surcouts. Il est vitale de revenir vers un système intégré avec un pilotage unifié tout en respectant les directives européennes sur le libre accès et la séparation comptable.

        Sur notre région, nous avons su montré que la qualité de service est possible avec une entreprise publique, nous n’avons donc pas besoin de faire appel à un exploitant privé, par contre nous avons besoin de moyen financier pour rénover et modernisation l’infrastructure afin de faire circuler plus de TER.

         

        TERLa question du financement des infrastructures de transport et notamment du Réseau Transeuropéen de Transport (RTE-T)

        La Commission européenne a présenté simultanément en octobre 2011 sa proposition législative relative à la planification du Réseau Transeuropéen de Transport (RTE-T) et sa proposition concernant le financement de ce même réseau. La Commission propose de mettre en place un nouveau cadre de financement pour les infrastructures de transports, le Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe, dont le volet Transport serait doté d’un budget de 21,7 Milliards d’euros sur la période 2014-2020. Le Conseil et le Parlement européen se penchent actuellement sur ces propositions.

        Sujet très important pour notre région afin d’établir une véritable desserte ferroviaire transfrontalière avec les régions voisines (Le Piémont et la Ligurie).

        En ce moment, une demande de cofinancement, portée par notre Région et la Ligurie, est en cours auprès de la Commission Européenne via les Etats français et italien. L’objectif est de faire faire des études sur l’axe « Cannes / Nice / Monaco / Vintimille / Albenga » pour déterminer tout ce qu’il serait nécessaire de faire, et à quel coût, pour mettre en place un service transfrontalier dédié aux milliers de salariés mais aussi aux nombreux touristes.

        De même, en prévision du RTE-t 2014/2020, un travail très étroit avec nos amis de la Région Ligurie est en cours pour être prêt à déposer un projet concernant l’infrastructure ferroviaire entre Marseille et Gênes.

        La rencontre avec le représentant de la DG MOVE, en vision conférence avec la Ligurie, nous a permis de mieux comprendre les enjeux.

        Une nouvelle rencontre aura lieu à Vintimille, avec la Région Ligurie, mi-avril afin de poursuivre ce travail en commun

        logo regioneligurialogo Région

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        « Le TGV Lyon-Turin ? Il ne sert à rien »

        28 Décembre 2011, 08:23am

        Publié par jeanyvespetit

        Pour nourrir notre réfexion à l'aube de l'année 2012, cet article de Rue 89 http://blogs.rue89.com/storitalia/2011/12/25/le-tgv-lyon-turin-il-ne-sert-rien-226075 à propos du projet "Lyon/Turin".

        Nous aurons, sans aucun doute, l'occasion d'y revenir ...

         
        Par Flora Zanichelli
        Journaliste
        Publié le 25/12/2011 à 04h49

         

         

        Mardi 20 décembre, dans la plus grande discrétion, s'est conclue la première partie de l'accord financier franco-italien pour la construction de la ligne TGV qui reliera Lyon à Turin. Cet accord est le plus important sans doute, car la réalisation de cette première phase de travaux conditionnera la seconde.

        Le lancement de ce projet est à l'origine, cette année, de coups d'éclats à répétition à la frontière franco-italienne. Le 3 juillet dernier, une manifestation pacifique était organisée par les habitants du Val-de-Suse. 6 000 personnes étaient présentes selon les chiffres de la police. La vallée s'est transformée en véritable champ de bataille. Au moins 188 policiers et carabiniers et une quinzaine de manifestants ont été blessés, selon la police. Le chantier avait même été interrompu provisoirement.

        Ces faits ont marqué l'opinion publique et attiré l'attention des médias sur cette petite vallée tranquille, à travers les débordements des « Black blocs ». Mais ce ne devrait pas être la meilleure raison pour parler de ce chantier.

        Les raisons de la guerre au TGV Lyon-Turin

        La bataille anti TAV (« treno alta velocita » = train grande vitesse) dure depuis dix ans. En 2001, un traité franco-italien est signé pour construire une ligne ferroviaire pour ouvrir le Piémont à l'Europe. Jugée stratégique pour le réseau européen, cette ligne TGV reliera Lyon à Turin et raccourcira le trajet entre Paris et Milan à quatre heures contre sept actuellement.

        Mais elle suscite une forte opposition dans le Val-de-Suse. Sur quarante communes, seules dix-huit sont aujourd'hui en faveur du TGV.

        Un comité NO TAV s'est formé. Ses membres regroupent citoyens et associations (d'obédiance « verte » : Pro Nature Turin, Cercle Verts - Economie et écologie). Voici pourquoi ils refusent la construction de cette ligne :

        • son inutilité : elle est injustifiée car l'importance du trafic de passagers et de marchandises n'est toujours pas prouvée ;
        • son prix : pris sur les dépenses publiques, il pèsera sur les générations futures en rognant les dépenses dédiées à l'école, la santé, les retraites et l'Etat social ;
        • elle favoriserait la croissance des liens entre partis, entrepreneurs et mafia : « Un cancer dans notre pays que les grands ouvrages alimentent. » ;
        • elle aurait un impact dévastateur et irréversible sur le territoire traversé et provoquerait des dommages irréversibles sur l'environnement et la santé des citoyens.

        Les Italiens seraient sûrement contents de lire le titre de l'article du Progrès de mardi dernier : « Le TGV Lyon-Turin enfin sur la bonne voie ». Il y a comme une petite... dissonance.

        Des trains à moitié vides et un désastre écologique

        Du côté italien, cela fait depuis longtemps que l'on s'interroge sur l'utilité du projet. La TAV Lyon-Turin servira-t-elle vraiment à quelque chose ? L'été dernier, le journal L'Espresso écrivait :

        « Elle coûtera plus de 14 milliards d'euros. Mais le trafic est en chute libre depuis des années. Voilà comment, avec ou sans protestation, de nombreux experts commencent à se poser des questions. »

        Dans L'Espresso de ce vendredi, l'éditorialiste Marco Travaglio, dans une tribune adressée à Corrado Passera, ministre du Développement économique, avec délégation aux Transports et aux Infrastructures du nouveau gouvernement Monti, a résumé le regard transalpin sur les travaux :

        « La Lyon-Turin a été pensée en 1991, quand on prévoyait une augmentation du trafic de passagers entre l'Italie et la France de 1,5 à 7,7 millions en dix ans. Aujourd'hui en revanche, il paresse à hauteur de 7 800 mille.

        Le trafic de marchandises entre la France et l'Italie, selon l'Office fédéral des transports suisses (OFT), s'est écroulé de 8,6 millions de tonnes en 2000 à 2,4 millions en 2009.

        Sur la ligne historique entre Turin et Modane, les trains avancent à moitié vides : ils pourraient transporter jusqu'à 20 millions de tonnes quand ils n'en transportent que 8 millions.

        Pour les travaux, il faudra creuser 80 kilomètres de tunnel dans la montagne (riche en amiante et en radioactivité), tout ça avec un chantier qui date d'il y a au moins 15 ans et un coût de 22 milliards d'euros. »

        Ces constatations avaient déjà fait l'objet d'un épisode de l'émission Report diffusé au mois de septembre dernier. On y voyait les trains voyager vides, dans un grincement presque cynique.

        Dans cette précieuse émission, l'équipe de Milena Gabanelli grâce au formidable travail d'enquête de la journaliste Stefania Rimini, avait réussi à récupérer des documents importants.

        « Selon le groupe des promoteurs et selon les deux gouvernements français et italien, la ligne grande vitesse Lyon Turin, est indispensable pour retirer de la route 40 millions de tonnes de marchandise dans les prochaines années.

        Etrangement, dans une étude commandée par les mêmes, on lit que la construction de la Lyon Turin autorisera un transfert de seulement 1 % des marchandises sur la voie ferrovaire.

        Le comité promoteur de la Lyon-Turin dont font parties les associations d'entrepreneurs et les grands communes de Turin à Trieste et dirigé par Sergio Pininfarina a une réponse à tout. Par exemple pour l'uranium (* qui serait présent dans la roche) ? Il n'y en a pas. »

        La journaliste constate dans un rapport de la commission intergouvernementale que « les conditions de faisabilité économique de ce projet n'existe pas, ses coûts dépassent ses bénéfices ».

        La blogueuse Debora Billi s'interroge :

        « Les travaux seront réalisés en deux tranches. Mais ce n'est même pas dit. La légereté du projet est que la seconde tranche reste une hypothèse.

        Ce qui signifie que les travaux seront réalisés en deux phases et les chantiers de la seconde phase seront ouverts seulement s'ils sont retenus comme nécessaires. »

        Le travail de Stefania Rimini a été réquisitionné par la magistrature italienne. Qu'est-ce que cela signifie ? Pourquoi construire une ligne qui ne servirait à rien ? La France, même si elle participe à moindre hauteur que l'Italie, paiera aussi pour ce chantier.

        Dans la Péninsule, un chantier de cette ampleur n'est pas une première. Depuis plus de trente ans, l'autoroute qui relie Salerne à Reggio di Calabria, est en travaux. Au point que pour dire « Les poules auront des dents », on préfère « Quand la Salerno Reggio di Calabria sera finie ». Le remplacera-ton un jour par « Quand le chantier de la TAV sera fini ? ».

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        Mon intervention pour la prise en compte des intérêts régionaux dans le Réseau transeuropéen de transport (RTE-t)

        17 Décembre 2011, 09:21am

        Publié par jeanyvespetit

        

        Assemblée Plénière du 16 décembre 2011

        Rapport N° 20

         

        Le schéma des Réseaux Transeuropéens de Transports (RTE-T) est actuellement en cours de révision. Après plusieurs mois d’études et de concertations, la Commission européenne a fait connaître en octobre 2010 sa proposition de schéma, lequel devrait être stabilisé fin 2012.

        Cette proposition reprend pour partie l’attente exprimée par la Région d’une meilleure prise en considération de la Méditerranée dans les politiques européennes de transports et de logistique.

        Il convient en particulier de se féliciter de l’intégration du Port de Marseille au réseau prioritaire (central) du RTE-T, ce qui lui donne le statut essentiel de « porte-d’entrée » de l’Europe et constitue un atout pour l’ensemble du territoire régional, d’autant plus que les ports de Toulon et de Nice sont également intégrés au réseau « global ».

        En vue des discussions à venir, entre les Etats et le Parlement Européen, il est demandé, par le biais de la présente délibération :

        - d’inscrire l’arc méditerranéen entre Marseille et Gênes parmi les enjeux en matière de fret, et non seulement de transports de voyageurs,

        - d’ajouter la liaison par le Montgenèvre parmi les projets du réseau central,

        - d’identifier Marseille comme un pôle de transport combiné d’envergure européenne (comme cela a été obtenu pour Avignon/Champfleury).  

        Au vu des débats en Commission d’étude et afin que cette délibération puisse recueillir le plus large consensus, je propose que la mention entre parenthèse évoquant la LGV PACA au second alinéa soit retirée.

        La délibération N°20 a été adoptée avec la proposition formulée dans l'intervention.

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        RTE-T: la rencontre de cette semaine avec la Région Ligurie...

        16 Décembre 2011, 20:04pm

        Publié par jeanyvespetit

         

         

        logo regioneligurialogo paca

         

        Suite à la rencontre de cette semaine avec la Région Ligurie - http://www.regione.liguria.it/, la déclaration ci-dessous, en italien et en français, a été adoptée. Il est à noter que la Région Ligurie est intéressée par une mixité des circulations qui intègre les voyageurs et le fret sur le corridor méditerranéen entre Gênes et Marseille. L'objectif de cette rencontre est que les deux Régions agissent ensemble vis à vis de la Commission Européenne et du Parlement  européen pour que les régions du pourtour méditerranéen soient bien présentes dans le futur Réseau Trans Européen des Transports (RTE-t) et puissent bénéficier des investissements prévus à cet effet. De cette rencontre, il en ressort une forte volonté des Régions Ligurie et Provence Côtes d'Azur d'améliorer d'une façon conséquente la desserte transfrontalière, notamment entre Imperia et Nice.  

          Regione-Liguria.jpg

         

         La Regione Liguria e la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur accolgono con favore la tendenza alla valorizzazione del ruolo strategico del Mediterraneo emersa nell’ambito della revisione delle Reti Transeuropee di Trasporto (TEN-T).

        Le due regioni ribadiscono che i rispettivi sistemi portuali rivestono un ruolo centrale quali porte di ingresso dell’Europa in quanto parte integrante del sistema infrastrutturale europeo. Alfine di rafforzare questo ruolo è indispensabile che i porti delle Liguria e Paca possano fare a sistema.

        Una maggiore presa in considerazione dell’Arco Mediterraneo deve essere stimolata adesso che il Consiglio ed il Parlamento Europeo sono nella fase di codecisione delle Reti TEN-T.

        l completamento della linea ad Alta Velocità nel sistema ferroviario della Région PACA sarà efficace solo se integrata a Ventimiglia con la linea ferroviaria ligure in corso di completamento con le opere del raddoppio, il Nodo di Genova e il Terzo Valico.

        Il prolungamento dell’Arco Mediterraneo oltre Marsiglia verso l’Italia (Liguria e Toscana) costituisce uno dei principali corridoi europei ed è gravato da uno dei maggiori flussi di traffico alpini (pari a 18 milioni di T annui, equivalenti al 40% del traffico transfrontaliero). Con la movimentazione di 20 mila di mezzi pesanti al giorno che transitano con una origine/destinazione Italia-Spagna.

        Le due regioni si impegnano  ad operare congiuntamente nel contesto europeo per sostenere ogni iniziativa che vada nella direzione di un riconoscimento complessivo del Corridoio Mediterraneo all’interno delle Reti TEN-T.

         

         

        La Région Ligurie et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur se félicitent de la valorisation du rôle stratégique de la Méditerranée dans le cadre de la révision des Réseaux transeuropéens de transport (RTE-t).

        Les deux Régions soulignent le rôle central de leurs systèmes portuaires en tant que porte d’entrée de l’Europe en tant que partie intégrante des infrastructures européennes. Afin de renforcer leur rôle, il est indispensable que les ports de la Ligurie et de PACA puissent être l’articulation d’un système sur leur territoire.

        Une meilleure prise en considération de l’Arc méditerranéen doit être impulsée dans la phase de codécision entre le Parlement européen et le Conseil européen au sujet de la révision des RTE-t.

        L’achèvement de la ligne à Grande Vitesse du système ferroviaire de la Région PACA sera efficace seulement si elle est intégrée à Vintimille avec la ligne ferroviaire ligure en cours d’achèvement avec les travaux de doublement de la voie, le Nœud de Gênes et le Terzo Valico (troisième franchissement des Apennins vers Milan).  

        Le prolongement de l’Arc méditerranéen au-delà de Marseille vers l’Italie (la Ligurie et la Toscane) constitue un des principaux corridors européens et un des majeurs flux de trafic alpins (avec 18 millions de tonnes par an, ce qui représente 40% du trafic transfrontalier) avec le passage de 20 mille camions par jour qui transitent de l’Espagne vers l’Italie.

        Les deux Régions s’engagent à œuvrer ensemble au niveau européen pour soutenir toute initiative qui aille dans le sens d’une reconnaissance de l’ensemble du corridor méditerranéen dans les RTE-t.

         

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