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Blog de jean Yves Petit

Articles avec #port de marseille - fos

SNCM : Communiqué de Michel Vauzelle ...

19 Juin 2014, 21:00pm

Publié par jeanyvespetit

logo Régiondossier-2 0997Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a déclaré alors que la menace d’un nouveau conflit se précise à la SNCM : « Je veux, à nouveau, interpeller très solennellement le gouvernement quant aux conséquences d’un mouvement de grève à compter du 24 juin prochain. Il y va de l’avenir de la compagnie maritime et de ses salariés comme de l’activité économique du port de Marseille et de la saison touristique en Corse », explique le Président de la Région. « Nous avons reçu cet après-midi à l’Hôtel de Région une importante délégation de l’intersyndicale. Ses représentants ont exprimé avec détermination qu’ils attendaient une réponse claire quant au respect des engagements pris par l’Etat ces derniers mois pour assurer leur emploi et la pérennité de leur entreprise».


Les représentants de l’intersyndicale CGT-CFE-CGC-CFDT-FO ont été reçus par les trois élus composant le comité de veille mis en place par la Région, les Vice-présidents Bernard Morel, Jean-Yves Petit et Jean-Marc Coppola. Cette rencontre a été l’occasion pour ces derniers de rappeler le soutien constant apporté par la Région à la recherche de solutions durables pour la SNCM et les multiples interventions de Michel Vauzelle auprès du gouvernement. « Il est indispensable de rétablir la confiance avec le personnel de la SNCM » estime Michel Vauzelle. « Les salariés attendent en retour de leurs efforts en matière de réduction d’effectifs et de productivité le respect de la signature de l’Etat, en l’occurrence la publication du décret dit de « l’Etat d’accueil » et du renouvellement promis des navires. Nous ne pouvons pas attendre le 24 juin pour éviter ce conflit car toute l’économie régionale en souffrirait ».

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Un article de la Provence - Métropole: Marseille - Fos, un port d'entrée ...

16 Avril 2013, 18:27pm

Publié par jeanyvespetit

 
Un article de François Tonneau dans La Provence du 16/04/13
"Avec les transports, le développement du Grand Port est la priorité affichée du projet de loi
GPMM

collection Port de Marseille Fos

En termes de métropole, Gérard Collomb a pris quelques longueurs d'avance sur Marseille. Mais le maire PS de Lyon ne méprise pas son voisin sudiste. Au point de considérer, à l'occasion du dernier Mipim à Cannes, que "le port redevienne un lieu d'échanges à Marseille. Lyon pourrait alors devenir un port avancé en direction de l'hinterland". Après s'être débarrassé de cet "hinterland" barbare au profit d'une expression plus claire, type arrière-pays, on comprend que la métropole telle qu'elle est envisagée par ses défenseurs, gouvernement en tête, dépassera largement le cadre des Bouches-du-Rhône.
Priorité parmi les priorités, le chantier des transports s'attachera certes, une fois le projet de loi adopté et la métropole lancée - pas avant 2015 - à relier sérieusement Aubagne à Martigues, Aix à Marseille. L'autre enjeu majeur est obligé de voir plus loin.
Marseille-Fos : un monstre aux yeux encore mi-clos
Premier port français de marchandises, troisième mondial sur les hydrocarbures, Marseille-Fos est un monstre aux yeux encore mi-clos. Certes, il a réussi à faire revenir, après des réformes tumultueuses, la paix sociale sur ses quais. À Marseille, sur 450 ha qui s'étendent du Vieux-Port à l'Estaque, il montre enfin son visage à la ville via une charte, lui ouvrant l'espace commercial des Terrasses du Port, s'offrant aux croisiéristes et préparant une reconversion sur ses friches tout en réaménageant le terminal conteneur de Mourepiane. À Fos, sur 10 000 ha industriels, il cherche à se diversifier vers le gaz naturel liquéfié et les conteneurs.
Mais il reste desservi par une route départementale et un réseau ferré insuffisant. Ses débouchés, eux, ont bien du mal à dépasser le goulet lyonnais, laissant Anvers ou Le Havre lui prendre les parts de marché.
"Un outil métropolitain par excellence"
Parmi les diverses raisons du malaise sur un secteur qui emploie 45 000 personnes directement ou non, la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu avait pointé le morcellement administratif. "Nous avons prévu un certain nombre de financements de l'État. Nous ne prendrons toutefois pas le risque de les engager si l'agglomération marseillaise reste aussi divisée. Cela concernerait par exemple une meilleure desserte routière du Grand Port et de ses bases logistiques : à l'heure actuelle, c'est un projet qui devrait être négocié avec quatre ou cinq intercommunalités, vous imaginez les pertes de temps..."
Une façon de faire du projet métropolitain une condition sine qua non au développement économique. Et d'étouffer les nombreuses réticences. "On pourrait alors faire du port le plus grand centre d'échanges du Sud de l'Europe", imaginent le président PS de la communauté urbaine Eugène Caselli comme le premier adjoint UMP au maire Roland Blum. Sentiment partagé par Jean-Claude Terrier, président du directoire d'un Grand Port qu'il considère comme "un outil métropolitain par excellence." À condition de faire sauter tous les verrous.

Les 3 questions à Jean-Yves Petit, conseiller régional EE-LV aux transports : "L'impression de marcher à l'aveuglette"
1 Pourquoi le développement du Grand Port est-il aussi peu lisible pour les citoyens ?
Jean-Yves Petit : Il a d'abord fallu apaiser le climat social, ce qui est désormais chose faite. Mais la deuxième étape, celle des projets, a du mal à se concrétiser. Il manque des liaisons réelles et de l'activité avec les régions du nord. Les armateurs et les chargeurs veulent développer les infrastructures, notamment ferroviaires. D'ici la fin 2014, on sera passé de 20 à 60 trains par jour. Mais aujourd'hui, on a du mal à remplir 20 trains. De même, la rive droite du Rhône est sous utilisée. Il manque des synergies.
2 Ce manque s'explique-t-il par des difficultés administratives ou financières ?
J-Y.P : Elles existent, mais elles n'expliquent pas tout. Le projet d'une autoroute ferroviaire entre les bassins Est et Ouest doit s'appuyer sur un vrai projet industriel pour être viable. L'État investira avec la métropole, les collectivités sont également prêtes à le faire. La balle est dans le camp des entreprises qui doivent s'ouvrir réellement au-delà du port. Là, on a l'impression de marcher à l'aveuglette.
3 Les écueils ne viennent-ils que de là ?
J-Y.P : Non, bien sûr. Le port a longtemps tourné le dos à la ville. La charte signée il y a peu est un bon point de départ. La métropole aidera à y voir plus clair sur les infrastructures et les financements. Mais il faut regarder plus loin. Batailler pour que l'État finance le contournement Sud de Lyon et non pas seulement le Nord. Sinon, ça ne nous apportera rien et Lyon restera le goulet d'étranglement qui bloque notre développement."

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