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Blog de jean Yves Petit

Ligne nouvelle Provence Côte d'Azur : communiqué des partenaires et rencontre avec les associations et collectifs ...

16 Janvier 2013, 07:06am

Publié par jeanyvespetit

Vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de presse des partenaires du projet de « ligne nouvelle Provence Côte d’Azur »  après  à la tenue d’un  COPIL (comité de pilotage) le 9 janvier 2013.

 

Suite à ce comité de pilotage, je rencontrerais  les associations et collectifs pour faire le point sur le dossier de la ligne nouvelle, faire un compte rendu du COPIL  ainsi que de la suite des études en cours pour l’amélioration du réseau ferroviaire régional.

 

Trois dates sont prévues pour cela :

 

- A Marseille le mercredi 16 janvier à 14 h : hôtel de région, 27, place Jules Guesde, salle 300 A

- A Nice le mercredi 23 janvier à 14 h :antenne régionale au 33 rue Notre Dame

- A Toulon le mercredi 6 février à 14 h :antenne régionale du Var, Place de la Liberté.

 

« PROJET DE LIGNE NOUVELLE PROVENCE CÔTE D’AZUR : consensus entre tous les partenaires pour faire de ce projet un acte fort au profit de la mobilité régionale

Le comité de pilotage du projet de ligne nouvelle Provence Côte d’Azur s’est réuni mercredi 9 janvier 2013 à la préfecture de région Provence-Alpes-Côte d'Azur sous la présidence d’Hugues PARANT, préfet de région, en présence des représentants élus des différents co-financeurs. Le président de la Région Provence-Alpes Côte d'Azur, Michel VAUZELLE, ainsi que celui de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian ESTROSI, participaient à cette rencontre.

Le comité de pilotage a pris acte des avancées de l’année 2012, marquée par un important travail de remise en ordre du projet à partir de la prise en compte  des résultats de la concertation publique de 2011, et des enseignements issus des rencontres avec les élus et les associations, conduites depuis juillet 2012,sous l’égide des préfets des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes Maritimes.

Les membres du comité ont également pris connaissance du sondage IFOP mené en septembre 2012 dans les trois départements concernés, qui indique que 82 % des habitants  de la Région soutiennent un projet de ligne nouvelle qui satisferait à leur besoin de mobilité quotidienne.

Les cofinanceurs ont unanimement réaffirmé leur volonté conjointe de réaliser un grand projet ferroviaire national pour être à la hauteur des enjeux de mobilité des trois métropoles littorales de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et ont unanimement décidé d'une organisation permettant d'éclairer le travail de la Commission  "mobilité 21 " chargée par le gouvernement d'apprécier  les projets inscrits au SNIT.

Le projet de ligne nouvelle doit répondre à plusieurs objectifs :

·         satisfaire les besoins de déplacements du quotidien (capacité, fiabilité),

·         offrir des liaisons rapides entre les métropoles de l’arc méditerranéen et du grand sud-est de la France,

·         désenclaver l’Est de la région.

Les participants ont rappelé que le projet devait prendre en considération le développement de l’intermodalité des gares de la ligne nouvelle avec les autres réseaux de transports (TER, tramways, parkings relais, …) ainsi que transport de marchandises.

Le comité de pilotage a adopté le principe d’un phasage de la réalisation de la ligne nouvelle en différentes tranches fonctionnelles, à dimensionner en cohérence avec les capacités contributives des cofinanceurs.

Les premières analyses concernant ce phasage ont été livrées aux membres du COPIL. Elles ont été élaborées à partir de 4 critères :

- "Déverrouiller" les transports du quotidien dans les secteurs où le réseau ferroviaire est le plus saturé ;

- Accélérer les connexions avec les  réseaux ferroviaires qui progressent rapidement tant en Italie qu’en Espagne.

- Permettre une liaison rapide entre les grandes agglomérations de la Région ;

- Réduire les coûts et les étaler dans le temps selon l'urgence des phases.

Le COPIL a pris acte des conclusions de cette analyse qui conduisent à privilégier le démarrage de cette ligne simultanément à partir des 2 agglomérations niçoise et marseillaise

Le comité de pilotage a mandaté réseau ferré de France (RFF) pour étudier différentes possibilités et formuler, dans les prochaines semaines, des propositions consensuelles à l’attention des cofinanceurs.

Elles devront notamment prendre en compte :

·         l’indispensable augmentation de la capacité du réseau ferré de Marseille, Toulon et Nice afin de dé-saturer ces nœuds ferroviaires

·         l’amélioration des temps de parcours sur l’ensemble des trajets.

·         la poursuite des études pour la mise au gabarit du tracé Nice Aéroport – Vintimille pour un raccordement à la LGV italienne »

Commenter cet article

SP 17/01/2013 02:02

Ouf, ça avance !
Dommage qu'en reculant idéologiquement sur le temps de parcours Marseille-Nice de 1h à 1h20, le fer perdra 10% de part modale face à la route (47% en 1h20 au lieu de 57% en 1h, voir page 6 et 8 du
dossier de presse, même si ça sera mieux que les 19% actuels). Ce qui pour l'ensemble des déplacements au delà de Marseille Nice représente 2 millions de passagers par an qui préféreront utiliser
leur voiture ou l'avion et encombrer les routes au lieu d'être client des TAGV... ce qui aura pour effet de réduire l'auto-financement du nécessaire projet de doublement des capacités entre
Marseille et Nice ==> c'est donc les collectivités publiques et l'Etat qui devront payer, ce qui est facheux vu l'état de leurs finances.
C'est d'autant plus facheux que la volonté de réduire les vitesses pour longer la ligne classique entraine des contraintes environnementales plus forte et un surcout du projet qui passe de 13.5Mds€
à 14.8Mds€ alors même que sont abandonnés les couteux ouvrages souterrains de Toulon

Heureusement que ces sections de petite vitesse sont mises en fin de phasage. Cela permet de constater que là où il y aura de la grande vitesse (sur la cote d'azur), il y aura le projet et donc la
possibilité d'augmenter l'offre TER. Alors que les varois qui ont refusé la grande vitesse devront paradoxalement se contenter de voir passer les TGV "sur les voies existantes" comme ils le
voulaient.... et donc moins de possibilité d'augmenter le nombre de TER !

Enfin en rabattre sur les objectifs de temps de parcours est d'autant plus facheux que le sondage révèle un soutien fort au projet (plus de 80%), même avec son ancien nom de LGV, avec comme
priorité "une réduction des temps de parcours pour permettre au train d'être compétitifs face à la voiture".

Espérons que face à un projet "bêtement" affaibli sur son efficacité, la commission mobilité 21 saura voir tout l'intéret de ses 1eres phases et toutes les potentialités de ses prolongements
utltérieurs, qui nécessiteront de sortir des sentiers battus jusqu'alors en envisageant de passer par Brignoles... pour finalement faire bien mieux que Marseille-Nice en 1h et sans forcer sur les
vitesses (pas besoin de 300 km/h !)