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Blog de jean Yves Petit

Lettre à la Ministre des transports: réseau ferroviaire régional PACA ; état des lignes dans les Alpes du sud 

31 Octobre 2018, 19:53pm

Publié par jeanyvespetit

Ci-joint la lettre de NOSTERPACA à la Ministre des transports


 Madame Élisabeth BORNE Ministre des transports 40, rue du Bac 75700 PARIS 
 
Objet : réseau ferroviaire régional Provence-Alpes-Côte d'Azur ; état des lignes dans les Alpes du sud 
 
Marseille, le 31 octobre 2018 

 
Madame la Ministre, 
 
NOSTERPACA, association Loi 1901, milite pour la défense et le développement des transports publics notamment ferroviaire sur le territoire de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. NosterPACA est affiliée à la FNE. 
 
Notre association souhaite attirer votre attention sur la situation du réseau ferroviaire régional dans les Alpes du sud, qu’il s’agisse des lignes de l’étoile de Veynes ou de la relation Nice – Breil Limone- Piemonte, qui suscite de graves interrogations de notre part quant à leur avenir et quant à la volonté politique des acteurs publics d’en assurer la pérennité. 
 
En premier lieu, nous rappelons qu’il s’agit ici de lignes de montagne, caractérisées par la présence de nombreux ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, remblais et tranchées,…) et par des conditions climatiques parfois sévères. Ces facteurs conduisent bien évidemment à des coûts d’entretien et de régénération (du fait aussi du laxisme qui a régi leur entretien depuis des décennies) sans commune mesure avec ce qui est rencontré dans la Beauce ou dans la plaine d’Alsace. Ce qui est parfois appelé le  « handicap montagne » qui appelle la solidarité nationale d’autant plus que les transports de substitution tels que le car ne sont pas en mesure d’assurer un service équivalent, comme en témoigne la forte attrition – de l’ordre de 30% - qui accompagne de façon générale les transferts sur route. 
 
En second lieu, il nous paraît utile de rappeler, de façon plus précise, la situation de ces différentes lignes : - La ligne Aix-en-Provence – Gap – Briançon a fait l’objet, depuis plusieurs années, d’une rénovation lourde des infrastructures. Il demeure quelques zones restant à moderniser. De plus, les conditions d’exploitation, avec la fermeture de nombreux points de croisement qui aggrave considérablement les difficultés au quotidien, demandent également à être modernisées. 
ASSOCIATION LOI 1901 N° W 133014919         Membre de France Nature Environnement Provence Alpes Côte d'Azur      e-mail : nosterpaca@orange.fr Site : http://nosterpaca.org Secrétariat : 06 08 89 75 54 
- La ligne Livron Aspres sur Buech, qui est parcourue notamment par le train de nuit que vous avez eu l’occasion de prendre récemment, demande également des investissements de régénération, que lesquels les partenaires publics semblent décidés à financer - La ligne Veynes Grenoble suscite de graves inquiétudes quant à sa pérennité, bien que la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Région Auvergne Rhône Alpes, les départements des Hautes Alpes et de l’Isère et la Métropole de Grenoble semblent s’orienter vers le financement de travaux de régénération ; - La ligne Nice Breil Limone nécessite des travaux d’ouvrages d’art dans sa partie entre Nice et Breil : malgré d’importants travaux de renouvellement de voies réalisés dans les années 2000, le temps de parcours actuel se situe entre 1h07 et 1h31 pour parcourir 44km, alors qu’il fallait 50 mn en 2002, avant modernisation de la voie ! Par ailleurs, la section en territoire français de la ligne Cuneo Vintimille est frappée d’une limitation permanente de vitesse à 40 km/h depuis plusieurs années qui pénalisent gravement la desserte de la vallée, ainsi que les relations entre le Piémont et la Ligurie pour nos voisins italiens. Malgré l’apport par l’Italie de 29 M€ pour financer des travaux de modernisation, SNCF Réseau refuse de relever la vitesse, prenant ainsi en otage les habitants des vallées pour obtenir une révision de la convention France Italie de 1970. Les raisons de cette attitude sont incompréhensibles : le passage à 40 km/h sur une ligne construite pour être parcourue à 80 km/h vont se traduite à court terme par une usure accrue des rails à l’intérieur des courbes. 
Dans ces conditions, et compte tenu de l’impossibilité d’obtenir des réponses précises de la part de SNCF Réseau, notre association demande à l’Etat de faire réaliser une étude indépendante sur l’état des infrastructures de cette ligne, qui devra notamment et plus particulièrement pour les deux dernières lignes citées ci-dessus, aux questions suivantes : - Dresser un diagnostic de l’état des infrastructures ; - Identifier les zones pour lesquelles l’état de celles-ci nécessite réellement une limitation de vitesse, ainsi que les zones pour lesquelles un retour à la vitesse nominale de ligne pourrait intervenir sans délai ; - Décrire et chiffrer les travaux nécessaires pour permettre la suppression de ces limitations de vitesse, en recherchant des pistes d’économie pour leurs montants ; 
Une telle expertise pourrait être réalisée par exemple par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, qui a une bonne connaissance du réseau ferroviaire français. Il nous paraîtrait utile que cette étude soit suivie par les acteurs associatifs locaux – NOSTERPACA est tout à fait disposé à travailler avec les services de l’Etat pour donner un avis sur le cahier des charges de l’étude. Nous restons à votre disposition pour toute précision qui vous paraîtrait utile. Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’assurance de notre considération distinguée. 
 
Le Président, 
 
Gilles MARCEL

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« Ni essence, ni gazole, il faut d’autres solutions »

30 Octobre 2018, 07:05am

Publié par jeanyvespetit

Dans le débat actuel sur le prix des carburants, ci-après le point de vue de Michel Dubromel, Président de France Nature Environnement et une pétition contre les cadeaux fiscaux aux camions.

Si le prix des carburants est un vrai problème pour lequel il convient d'apporter des réponses, il est important également de ne pas oublier les coûts externes générés par la pollution de l'air, due essentiellement aux transports : 100 milliards d'Euros et 48 000 morts en France.

 

 

« Ni essence, ni gazole, il faut d’autres solutions »

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#ProtectWater : pour protéger la bière, protégez l'eau en quelques clics... - FNE PACA

22 Octobre 2018, 16:45pm

Publié par jeanyvespetit

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Histoire d'hommes & de biodiversité - FNE PACA

22 Octobre 2018, 16:35pm

Publié par jeanyvespetit

 

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Var - Provence Verte ... usagers et lycéens contre la suppression d'arrêts et la restriction de l'offre de transports ...

16 Octobre 2018, 07:13am

Publié par jeanyvespetit

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Le Réseau Action Climat évalue la politique de transports en France ...

16 Octobre 2018, 06:43am

Publié par jeanyvespetit

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Par Marsactu: La gare d’Arenc voit son horizon se rétrécir

5 Octobre 2018, 07:30am

Publié par jeanyvespetit

Pour votre information, cet article du Média Marsactu qui confirme la tendance actuelle menée par la Région et la SNCF: moins de trains, moins de gares ... et en fin de compte, plus de voitures ...

La gare d’Arenc voit son horizon se rétrécir

Actualité
Julien Vinzent_
5 Oct 2018 

Ouverte il y a 4 ans au coeur du quartier d’affaires d’Euroméditerranée, la halte ferroviaire d’Arenc va voir sa desserte réduite. Pour l’aéroport, Salon ou encore Avignon, il faudra prendre une correspondance à l’Estaque, au grand dam des usagers.

Les deux gratte-ciel n’en sont que plus imposants depuis cette gare vide, encaissée dans un goulet. Au pied des tours CMA-CGM et La Marseillaise, la “skyline” d’Euroméditerranée, les quais d’Arenc s’étirent sur près de 200 mètres, comme pour accueillir un bataillon de pendulaires. Alors que l’heure du 17 h 55 approche, des silhouettes se profilent. Loin de la cohue de la Défense, une quinzaine de voyageurs prendra ce train vers Miramas. Mais à Rognac, Salon, ou même l’Isle-sur-la-Sorgue, beaucoup de salariés tiennent depuis 2014 un moyen de dire adieu aux embouteillages.

La déception n’en est que plus criante, sur la pétition en ligne, qui recueille environ 400 signatures et 132 commentaires. “Nous allons tous reprendre la voiture !“, s’exclame un usager anonyme. “J’utilise cette ligne pour aller à la CMA-CGM. Les autoroutes sont saturées de monde et impossible de se garer sans se prendre une contravention dans le quartier”, commente Aurélie, de Velaux.

Capture d’écran des commentaires de la pétition.

À partir de décembre, le conseil régional et la SNCF comptent supprimer une partie des arrêts pour ne conserver que ceux de la ligne de la Côte Bleue, qui relie Marseille à Miramas en passant par Martigues. Concrètement, le nombre de trains quotidiens à Arenc va chuter de 17 à 13. Surtout, il ne sera plus possible de rejoindre directement Avignon et les 14 autres gares situées sur le trajet. “C’est la première année que je suis abonnée et on ne m’a rien dit au guichet !”, peste Françoise, qui vit à Salon et a appris la nouvelle par une affiche invitant à signer la pétition.

Euroméditerranée perd son lien avec l’aéroport

Au téléphone, elle nous raconte sa quête d’une confirmation officielle – qu’a fini par nous apporter la SNCF. “C’est exact” lui a indiqué avec aplomb un certain Didier sur le forum de la compagnie. En l’absence de logo sur son profil, Françoise a tenté de se faire confirmer l’information. “La Région n’a pas répondu à mes courriers. Je voulais écrire à Euroméditerranée, mais je ne sais pas à qui… Sur un quartier comme celui-là, où l’on construit des tours, cela pose question.”

Panneau de présentation par Euroméditerranée des programmes immobiliers autour de la halte.

D’autant plus que parmi les gares impactées figure Vitrolles aéroport Marseille-Provence, qui était à une vingtaine de minutes du quartier d’affaires. Contacté, Euroméditerranée n’a pas réagi à cette réduction de la desserte de la zone. “La liaison TER Aéroport/Arenc est un facteur clé de réussite des programmes tertiaires alentour”, estimait pourtant en 2011 Franck Geiling, directeur général adjoint de l’établissement public d’aménagement.

“Aujourd’hui, on constate de nombreux retards (…) les trains du soir vers Vitrolles sont particulièrement touchés”, avance la Région, dans une réponse écrite. Pour la SNCF, l’idée est de s’attaquer au “point noir” de l’Estaque. “Une des raisons principales de cette mauvaise régularité est le croisement de trains à l’Estaque, justifie-t-on à la direction de la communication de la SNCF. Les installations de la gare ne sont pas équipées pour l’assurer.”  L’Estaque est en effet à la jonction de deux boucles, qui donnent quatre possibilités de trajet. L’idée est de séparer les deux boucles : les trains de la Côte bleue passeront à Arenc et plus ceux qui arrivent de Salon ou Miramas via Rognac. Chacun son couloir.

Extrait du réseau de TER autour de la halte d’Arenc, que nous avons entourée en rouge.

Moins de 50 voyageurs en moyenne par jour

“Il en résultera plus de fiabilité et de lisibilité pour l’usager avec des arrêts à Arenc uniquement sur la ligne de la Côte Bleue”, complète la Région. La mesure a déjà été présentée à la CMA-CGM, “pour leur expliquer et présenter les possibilités de report”, indique la SNCF. À savoir 11 trains par jour à attraper en gare de l’Estaque moyennant “8 à 10 minutes de temps de correspondance” et donc d’allongement du trajet. À supposer qu’elle soit assurée, persifle-t-on à l’association d’usagers NosterPACA, où l’on conteste vigoureusement l’argument technique des “croisements”.

La SNCF ne cache cependant pas avoir suivi une “logique de masse”, car “93 % des voyageurs de la ligne Miramas via Rognac sont à destination de Saint-Charles”. Quatre ans après son inauguration, Arenc est loin de faire le plein : elle a accueilli 16 000 voyageurs en 2016, moins de 50 par jour, loin derrière les gares marseillaises de l’Estaque (59 000) ou la Blancarde (351 000) ! Lors de la concertation publique, la compagnie tablait, euphorique, sur “3000 voyageurs par jour à l’ouverture”, deux fois plus que la gare d’Aix… “La locomotive, c’était la CMA. La tour La Marseillaise vient d’être livrée et on sait qu’Euroméditerranée est loin d’être achevé. La halte peut qu’être amenée à se développer”, nuance la SNCF.

Il faut dire aussi qu’on y annonçait à l’origine entre 20 et 23 TER chaque jour, suivant le sens. En 2018, l’offre est réduite à 17, en 2019 ce sera 13. “On nous a bassiné de ce discours “moins de trains pour mieux de trains. On a moins de trains et on continue à avoir des suppressions, critique Gilles Marcel, président de NosterPACA, pas étonné de la fréquentation limitée. Avec une logique de train de banlieue, une desserte forte, vous auriez du monde dès demain. S’ajoute à cela la difficulté d’un service qui n’est pas fiable. On se mord la queue, on n’a pas d’ambition et le public est dissuadé.”

La Région rappelle qu’un chantier est programmé en 2020 pour doubler la voie entre Saint-Charles et Arenc, “ce qui permettra de passer de 2 à 4 TER par heure et par sens”. Sur le quai, à 17 h 50, une abonnée aux trajets Arenc-Fos blague en espérant que son train arrive bien : “S’il y avait des trains, ce serait quand même pratique cette gare !”

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