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Blog de jean Yves Petit

Deux articles à propos du dossier "ex LGV PACA"...

26 Juillet 2012, 06:05am

Publié par jeanyvespetit

Marsactu

La LGV est morte, vive la "ligne nouvelle Paca" ?

La ligne à grande vitesse entre Marseille et Nice fait partie des plus menacés par le remise à plat annoncée par le gouvernement des grands chantiers de transports. Mais le projet avait évolué et répond à un besoin incontestable, soulignent ses défenseurs.

 

http://www.marsactu.fr/environnement/la-lgv-est-morte-vive-la-ligne-nouvelle-paca-28493.html

 

 

header-Aubagne.jpg

 

Vice-président de la Région, il revient sur le projet qui pourrait remplacer la LGV

 

Vice-président du Conseil régional Europe écologie-Les Verts en charge des Transports et conseiller municipal d'opposition à Gémenos, Jean-Yves Petit, qui a participé au comité de pilotage sur la LGV Paca le 12 juillet dernier, revient sur l'évolution de ce projet. Interview.

 

http://www.laprovence.com/article/aubagne/vice-president-de-la-region-il-revient-sur-le-projet-qui-pourrait-remplacer-la-lgv

 

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Le rapport qui justifie la transition énergétique ...

23 Juillet 2012, 06:10am

Publié par jeanyvespetit

sans-titre-copie-2.pngLe Groupe écologiste du Sénat salue la publication aujourd’hui du rapport de la commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité, créée à son initiative. Les éléments établis par ce rapport prolongent le travail effectué par la Cour des Comptes, en ouvrant davantage la boîte noire du coût de l’électricité.


Le rapport en question démontre que le nucléaire n’est plus compétitif dans le cadre du marché européen de l’électricité. En effet, face à la montée en puissance des énergies renouvelables et à l’interconnexion croissante des réseaux d’électricité en Europe, le modèle énergétique français apparaît aujourd’hui extrêmement isolé : dès cet été, une part de notre parc électronucléaire pourrait être arrêtée, faute de débouchés.


Pour Ronan Dantec, membre de la commission d’enquête, « cette technologie ne résiste pas, sur le marché, à la concurrence des énergies renouvelables. L’électronucléaire dans son ensemble ne peut être compétitif, dès lors que l’on intègre les coûts de démantèlement, de gestion des combustibles usés et des déchets. A cela s’ajoutent les coût de recherche publique, de sécurité, ou encore d’assurance du coût d’un accident majeur ». De plus, le tout-nucléaire a longtemps interdit tout investissement sur l’efficacité énergétique, induisant un surcoût considérable pour le consommateur.
Dans le cas de l’EPR, dont les coûts de construction et de développement sont définitivement non maîtrisés, il s’agit tout simplement d’une technologie trop chère. Pas un producteur aujourd’hui ne prétend vendre cette électricité à un coût inférieur à celui de l’éolien terrestre.


L’essor des énergies nouvelles et renouvelables, dont le coût décroît à mesure que les coûts du nucléaire augmentent, imposent une réflexion urgente sur une nouvelle stratégie industrielle. Les grands industriels européens de l’électricité ont fait le choix d’abandonner le nucléaire au profit des énergies renouvelables, visant notamment le marché français, largement sous-doté en la matière.


Jean Desessard, rapporteur de la commission, se félicite de ce travail, accompli au terme de plusieurs mois d’investigation, mais constate que la commission n’a pas pu s’accorder sur une conclusion, preuve que ce débat reste soumis à des approches idéologiques intégrant de façon différente les données qui ont été établies.


Le Groupe écologiste insiste sur la priorité à porter sur l’efficacité énergétique et la lutte contre la précarité énergétique. L’Etat doit favoriser ces investissements (aides directes, dispositifs innovants de tiers investisseur, défiscalisation…), en particulier pour les ménages qui mobilisent une part trop importante de leur budget pour leur facture énergétique. De même, un investissement massif doit être effectué pour le développement des énergies renouvelables avant que la France ne soit hors-jeu dans ces secteurs émergents. Les écologistes porteront ces réflexions lors du grand débat sur la transition énergétique qui sera mené à l’automne.
 
 
Lire la contribution du groupe Europe Ecologie / Les Verts du Sénat.   

http://ecologistes-senat.fr/un-modele-electrique-bout-de-souffle-lurgence-de-la-transition/

 

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Assemblée Nationale: François de Rugy sur le "Copé Comedy Club" ...

19 Juillet 2012, 06:43am

Publié par jeanyvespetit

La séance a été pour le moins agitée à l'Assemblée nationale, dans la nuit de mardi à mercredi 18 juillet, alors que les députés examinaient l'abrogation du dispositif allégeant la fiscalité des heures supplémentaires. François de Rugy, député Europe Ecologie-Les Verts de la Loire-Atlantique, s'est lancé dans une longue tirade dans laquelle il épingle Jean-François Copé, fustigeant un "concours de stand-up" et un "Copé Comedy Club". "M. Copé, quand il était à la fois député de Seine-et-Marne, maire de Meaux, président de la communauté de l'agglomération et président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, trouvait le moyen de faire quelques heures supplémentaires dans un cabinet d'avocat", a-t-il asséné. Ajoutant ironiquement : "Et donc là, c'est vrai que la défiscalisation, ça comptait."

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Retour sur le comité le COPIL (comité de pilotage) ex LGV PACA du 12 juillet …

17 Juillet 2012, 10:47am

Publié par jeanyvespetit

 

DSC04173Ce comité de pilotage s’est tenu dans un contexte particulier :

 

-         le COPIL du 22 décembre 2011 fut un tournant avec une volonté affirmée de transformer en profondeur ce projet vers plus de proximité. Voir le compte-rendu sur mon blog.

 

-         Une nouvelle majorité politique est en place, le Gouvernement parle « d’élaguer » les différents projets pour des raisons budgétaires. Une commission serait chargée de les hiérarchiser. De fait, ces projets se retrouvent en concurrence les uns par rapport aux autres. Il convient de déterminer en quoi une nouvelle infrastructure, sur notre région, est nécessaire, si elle répond aux attentes et aux besoins des habitants et ce qui la différencie des autres projets.

 

-         Une situation qui confirme le besoin d’améliorer et d’augmenter les Transports collectifs sur notre région :

o       Augmentation de 20% de la population (+ 700 000) d’ici 2030 ;

o       Les ¾ de la population habitent à moins de 20 km de la mer, soit environ 4 millions de personnes) ;

l'autoo       Congestion et saturation du réseau routier sont récurrentes dans les métropoles :

§         Marseille, 2ème ville la plus congestionnée en Europe (35 000 heures perdues chaque jour)

§         Les conditions de circulations devraient empirer d’ci 2023 et les heures perdues devraient augmenter de 85% sur Nice et de 65% sur Marseille ; et cela malgré les projets de TCSP (transport collectif en site propre) qui seront réalisés ;

o        Les conséquences sont alarmantes pour la santé :

§         Dépassement des seuils européens en matière d’émissions de particules fines (essentiellement des véhicules diesels) très néfaste pour la santé;

§         209 personnes décèdent chaque année à Marseille (la Provence du 11/07/12) à cause de la mauvaise qualité de l'air - En Paca, la pollution est attribuée à 29 % au transport routier ; à 85% dans les zones urbaines ;

§         L’insécurité routière est plus élevée (+ 1,5) sur notre région qu’en France.

argento        Le coût de la voiture est de plus en plus important sur le budget des ménages du à l’augmentation régulière du prix des carburants et des péages autoroutiers.

o       Une fréquentation des trains qui va continuer d’augmenter :

§         41.5 millions voyageurs/an en 2009 à 65 millions en 2023, sans la nouvelle infrastructure ;

§         et 80 millions avec la nouvelle infrastructure ;

§         puis 113 millions en 2040 (nécessité d’une étude prospective pour affiner ce chiffre).

§         En 2023, avec la nouvelle infrastructure, l’augmentation du nombre d’usagers est estimé à 15 millions dont 11 millions dans le cadre d’un report modal de la voiture vers le train.

o       Un réseau ferré est déjà saturé à certaines heures, il le sera de plus en plus malgré les projets qui seront mis en service en 2014 et 2015 (Toulon / Hyères, 3ème voie entre Aubagne et Marseille et entre Cagnes et Antibes, l’augmentation de capacité sur Cannes / Grasse, …).

 

Lors de ce COPIL, il a été acté un contexte qui argumente en faveur d’un projet global qui puisse prendre en compte les enjeux régionaux à l’horizon 2020/2040 :

-         socio-économiques ;

-         environnementaux ;

-         santé ;

-         aménagement du territoire et politique urbaine pour répondre à la saturation ferroviaire

 

Il a été convenu, afin de sensibiliser l’Etat sur un projet qui doit être considéré d’intérêt national sur une région très en retard en matière d’infrastructures ferroviaires, de mettre en face du coût du projet les coûts externes liés aux différents enjeux.

 

Quel sera le coût économique et environnemental pour notre région dans le cas d’un maintien en l’état de la situation actuelle ?

 

Deux autres COPIL sont prévus :

-         l’un au mois d’octobre afin de présenter des études au territoire et d’acter le changement de nom d’un projet à vocation régionale et interrégionale.

-         l’autre fin 2012 ou début 2013 afin de proposer à l’approbation ministérielle le lancement de la phase de préparation du dossier d’enquête publique.

 

D’ici le mois d’octobre, des rencontres avec les élus et les associations se feront sous l’égide de l’Etat.

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Encadrer les loyers, enfin !

9 Juillet 2012, 21:08pm

Publié par jeanyvespetit

Vivre mieux !Le gouvernement a pris la décision d’encadrer par décret d’ici la fin du mois de juillet les loyers dans 43 agglomérations françaises, près de 1500 communes. Cette mesure, portée par la ministre du logement et de l’égalité des territoires Cécile Duflot, était attendue depuis longtemps par de nombreuses associations de défense de mal logés. Elle contribuera à enrayer efficacement la spirale spéculative dont est victime le marché du logement locatif.


Il est inacceptable que depuis le début de la bulle immobilière du début des années 2000, le prix des locations pèse toujours plus lourd sur les ménages, et notamment les plus fragiles, sans que les gouvernements successifs n’aient cherché réellement à endiguer ce phénomène.


Disposer d’un toit est un droit. Il était donc plus que temps de réguler les loyers par l’action publique dans une optique de justice sociale.


Europe Ecologie Les Verts se félicite de cette décision du gouvernement, qui devrait entrer en application dès le 1er août prochain, et qui démontre la volonté des écologistes de mettre en place des mesures concrètes, efficaces et justes, qui améliorent le quotidien. Europe Ecologie Les Verts réaffirme sa volonté, au-delà de ce décret, de voir mise en oeuvre une loi d’encadrement des loyers capable de réguler les loyers en s’inspirant du modèle allemand du « miroir des loyers » et de faire baisser les prix de la location quand ils sont abusifs.
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Marche des fiertés 2012 à Marseille ...

8 Juillet 2012, 12:56pm

Publié par jeanyvespetit

logo-marche-pour-l-egalite.jpgUne fois encore, Europe Ecologie / Les Verts était présent à la marche des fiertés 2012 qui s'est déroulée samedi 7/7 à Marseille.

Aîcha Sif  et moi-même représentions le groupe Europe Ecologie / Les Verts du conseil régional. Nous étions en compagnie de mon collègue du conseil régional d'Ile de France, Pierre Serne, de Michèle Rubirola, Pierre Sémériva et Sébatien Barles conseillers muncipaux de Marseille.

 

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Espace ferroviaire européen: le rouleau compresseur ultra libéral de la Commission Européenne ...

6 Juillet 2012, 12:25pm

Publié par jeanyvespetit

bandeau LGVPour favoriser une meilleure exploitation des réseaux ferroviaires dans l’UE, le Parlement a souhaité clarifier les règles de concurrence entre opérateurs de transport, ce mardi. Des règles qui visent à stimuler l’offre et à renforcer la qualité des services de transport de fret et de voyageurs internationaux. Pour les Verts, cette tentative de clarification s’achève dans la confusion...


Alors que le Parlement et le Conseil s’étaient mis d’accord pour reporter à une négociation ultérieure (annoncée pour 2013 dans le cadre du futur 4ème paquet ferroviaire) tout approfondissement des règles de séparation en vigueur entre la gestion des réseaux ferrés et l’exploitation des trains, le vote intervenu ce mardi 3 juillet au Parlement européen sur la refonte du premier paquet ferroviaire aura, malgré tout et contre toute attente, pour conséquence de diviser un peu plus encore les gestionnaires d’infrastructures et les entreprises ferroviaires. En effet, à la suite d’une modification des fonctions dites essentielles malheureusement passée relativement inaperçue, il ne sera dorénavant plus possible de gérer au sein d’un groupe ferroviaire intégré, des fonctions aussi opérationnelles que la circulation des trains en cas de situation perturbée.


Pour l’eurodéputée Verts/ALE et Vice-présidente du Parlement européen Isabelle Durant :
" En dépit des avancées engrangées en matière de transparence des flux financiers, de supervision du secteur par des régulateurs publics véritablement indépendants et d’incitation des entreprises de chemin de fer à investir dans du matériel plus silencieux et équipé des dernières technologies en matière de sécurité, le texte est loin de répondre aux objectifs initialement fixés. Au lieu de lever toute ambiguïté sur la question centrale des fonctions essentielles, le compromis voté ce matin en crée de nouvelles, ce qui aura pour conséquence de rendre moins cohérente et moins performante l’alternative au modèle de séparation complète entre gestionnaires d’infrastructures et entreprises ferroviaires privilégié depuis toujours par la Commission. Les Etats membres qui voudront encore opter pour des chemins de fer intégrés verticalement, avec une séparation ciblée de fonctions essentielles véritablement stratégiques et politiques, devront en outre confier à un organe de répartition indépendant, la gestion du trafic en cas de situation perturbée, une fonction par nature essentiellement opérationnelle dont l’externalisation ne peut que nuire au bon fonctionnement du système ferroviaire."


KZCOMM-150x150Pour l’eurodéputé EELV Karim Zeribi :
" Si mon expérience de plus de 20 ans dans le secteur des chemins de fer m’a appris une chose, c’est que la coopération entre les diverses composantes du système ferroviaire est un élément indispensable à la sécurité des circulations et à la qualité de l’offre ; Vouloir réformer ce secteur vital en n’ayant pour seul projet sa fragmentation et le démantèlement des opérateurs historiques, c’est se tromper d’objectif."


Et l’eurodéputé EELV Jean-Jacob Bicep de conclure :
" A l’heure où même la Grande-Bretagne, qui essaye désespérément de faire fonctionner la séparation verticale complète depuis une bonne quinzaine d’années, commence à revenir sur ce choix, ce n’est clairement pas le moment de pousser toute l’Union européenne dans cette voie, a fortiori en ne permettant pas aux législateurs de mesurer pleinement la portée des changements apportés à la législation en vigueur."
Pour les Verts/ALE, le débat qui s’annonce sur le 4ème paquet ferroviaire ne pourra pas ne pas rouvrir ces questions.

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Acte 3 de la décentralisation: Les Régions de France et les activités ferroviaires ...

5 Juillet 2012, 07:18am

Publié par jeanyvespetit

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Les Régions ont présenté leurs propositions pour le nouvel acte de décentralisation

Les Régions de France ont présenté le 4 juillet, lors d’une conférence de presse dans le cadre des Rencontres des Acteurs Publics, leurs propositions pour réussir le nouvel acte de décentralisation annoncé par le président de la République et confirmé hier par le Premier ministre dans son discours de politique générale. Trente ans après les lois Defferre, l’ARF entend construire la « République des territoires » par une loi-cadre de régionalisation en cinq grands volets :

1-  Réformer l’État

2-  Régionaliser la France

3- Libérer les initiatives locales

4- Clarifier les compétences par grands blocs de missions

5- Remettre à plat les finances locales
 

 

Vous trouverez, ci-dessous, la fiche N°6 qui traite des activités ferroviaires et suggère plusieurs propositions.

 

 Contexte

Le domaine ferroviaire se caractérise par la nécessité d’agir dans le temps long et donc de disposer d’une stratégie à long terme. Et pourtant, c’est bien une politique court termiste qui a été menée depuis plusieurs décennies par l’Etat.

 

Les Régions ont prouvé depuis 2002 leur savoir-faire en matière de transport ferroviaire de voyageurs. Le poids des interventions régionales dans ce domaine n’a cessé de croître et représente actuellement près d’un tiers des fonds alloués à cette politique.

 

Dès lors, elles souhaitent que leur rôle dans le fonctionnement du système ferroviaire soit reconnu et mieux pris en compte dans le cadre d’une nouvelle étape de décentralisation et de la réforme de la gouvernance de ce système.

 

Principes généraux

Toute nouvelle étape de décentralisation n’est possible que si l’Etat et les Régions redéfinissent et assument leurs rôles respectifs.

 

Concernant l’Etat :

-          un Etat stratège définissant les priorités en matière d’infrastructures et les objectifs assignés aux différents services (grande vitesse, trains d’équilibre du territoire, services régionaux, fret) ;

-          le vote d’une loi de programmation quinquennale définissant les moyens financiers et humains alloués au réseau tant en fonctionnement qu’en investissement et déclinant sur cette période les priorités d’action (développement/ rénovation) ;

-          un Etat véritable autorité organisatrice des trains d’équilibre du territoire (TET) ;

-          un Etat moteur d’une véritable stratégie d’incitation au report modal pour le transport de fret et d’incitation à une meilleure coordination multimodale de la chaîne logistique.

 

Concernant les Régions :

-          des Régions autorités coordinatrices de l’intermodalité grâce à l’instauration de schémas régionaux des infrastructures et des transports (SRIT) à valeur prescriptive ;

-          une participation aux instances de gouvernance du système ferroviaire ;

-          des moyens budgétaires dynamiques leur permettant de faire face aux futurs enjeux de mobilité.

 

Par ailleurs, une véritable concertation doit s’instaurer entre Etat et Régions de sorte à définir des orientations cohérentes en matière de service et d’infrastructure.

 

Cette nouvelle relation doit se traduire notamment par :

-          un travail sur la planification stratégique des services ferroviaires à long terme (planification des besoins à 20 ans) ;

-          une bonne coordination entre les services à grande vitesse, les trains d’équilibre du territoire et les services régionaux, construite au moment de l’élaboration du service annuel.

 

Concernant la réforme de la gouvernance du système ferroviaire, les Régions considèrent qu’elle doit permettre sa mise en cohérence en prévoyant :

-          une société mère (holding) abritant notamment les personnels cheminots ;

-          un gestionnaire de l’infrastructure rassemblant toutes les fonctions réparties actuellement entre RFF et SNCF.

 

Enfin, toute réforme du droit national visant à permettre la mise en concurrence par appel d’offre des services publics régionaux de transport ferroviaire de passager doit :

-          être précédée d’une harmonisation du cadre social pour les salariés du secteur ferroviaire ;

-          laisser les AOT libres de choisir le mode d’exploitation (DSP, SPL, régie,…) et d’attribution de leurs contrats de transport ferroviaire régional de voyageurs (appel d’offre ou attribution directe).

 

Conséquences

Le droit national doit être modifié en conformité avec le droit européen tel qu’il est aujourd’hui :

-          Abrogation de la loi de 1940 empêchant la négociation d’une convention collective unique couvrant l’ensemble des salariés du secteur ferroviaire ;

-          Ouverture d’une négociation collective sur un accord de branche couvrant toutes les entreprises ferroviaires, y compris la SNCF ;

-          Donner la possibilité (sans obligation) aux autorités organisatrices d’ouvrir à la concurrence pour le marché par une révision des dispositions de la Loi organique sur les Transports intérieurs (LOTI).

 

La mise en œuvre de cette politique implique de défendre dans le cadre de la prochaine proposition du 4ème paquet ferroviaire :

-          Le maintien de l’équilibre atteint dans le règlement n°1370/2007 dit « OSP » sur l’ouverture à la concurrence des marchés ferroviaires ;

-          la subsidiarité au niveau des Etats concernant l’organisation institutionnelle des systèmes ferroviaires (s’opposer à l’obligation de séparation complète entre gestionnaire d’infrastructure et entreprise ferroviaire).

 

L’avenir de la filière industrielle ferroviaire est un élément structurant des politiques de relance et de l’emploi, qui doit faire l’objet d’une attention particulière au niveau des Régions, de l’Etat et de l’Union européenne.

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Réponse de Jean-Vincent Placé au discours de politique générale de Jean Marc Ayrault...

4 Juillet 2012, 12:49pm

Publié par jeanyvespetit

JVP6-700x300-300x128.jpgMon intervention, au nom du groupe écologiste au Sénat, en réponse au discours de politique générale de J. M Ayrault, le 4 juillet 2012


« Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, mes chers collègues,
Les finances publiques de la France sont à ce point préoccupantes qu’en faire le constat constitue probablement l’une des rares analyses commune aux différentes travées de cette Assemblée. Et pourtant, mes chers collègues, en écoutant le chef du Gouvernement, ses propos rassembleurs, il m’est venu à l’esprit une raison de me réjouir : nous venons tout juste de tourner la page d’un quinquennat de brutalités, d’injustices et de discriminations ; d’un quinquennat où les Français-es furent sans vergogne dressés les uns contre les autres ; d’un quinquennat qui s’est achevé, ouvertement, à l’extrême-droite, sur une campagne empoisonnée de vindicte et de haine à l’égard des pauvres, des étrangers et des musulmans. Alors les leçons, ça va, c’est plutôt les excuses qu’on attend !


Si nous sommes parvenus à nous libérer de cette violence insoutenable, c’est entre autres parce que la gauche et les écologistes, avec responsabilité, ont choisi d’unir leurs forces pour la présidentielle et les législatives, de la même manière qu’ils avaient fait basculer, par d’intelligentes alliances, la majorité d’un Sénat jusqu’alors promis à un conservatisme éternel.


La situation financière de la France, je l’ai dit, est problématique : la dette nous accable, ses charges nous obèrent. Je tiens à cet égard à saluer le discours de vérité du Président de la République. Pour nous, écologistes, qui sommes aisément taxés de catastrophistes, il est primordial de fournir à nos concitoyen-ne-s une vision lucide de l’avenir. Le Président François Hollande, durant sa campagne, n’a pas cherché à dissimuler la réalité aux Français-es.
Lestés de cette dette héritée du passé, nous partageons avec vous, Monsieur le Premier ministre, le poids de la responsabilité qui nous incombe, face à la jeunesse de notre pays : c’est à notre majorité qu’il revient, désormais, d’entreprendre les efforts nécessaires à l’assainissement de nos finances publiques. Nous aurons l’occasion, lors des projets de loi de finances, de discuter des modalités des mesures que vous proposez – augmentation des recettes fiscales et stabilisation des dépenses – mais nous pouvons d’ores et déjà vous témoigner notre plein soutien, Monsieur le Premier ministre, quant à votre volonté de réhabiliter l’assiette de l’impôt grevée de niches ; de rééquilibrer le rapport entre travail et capital ; et de réduire les inégalités de revenus. La transition écologique que nous appelons de nos vœux ne pourra trouver sa place que dans une société équitable et apaisée, à laquelle vos mesures vont concourir.


Toutefois, malgré l’exigence de justice à laquelle s’astreint votre gouvernement, les efforts à consentir pèseront sur nos concitoyen-ne-s. Et s’ils y sont, dans leur majorité, sans doute prêts, il ne faudrait pas, dans 5 ans, venir leur expliquer que leurs efforts ont été vains. Or vous avez dit (hier), Monsieur le Premier ministre : « rien ne sera possible sans le retour de la croissance »…
 
On touche là, chacun le sait, au cœur du paradigme écologiste, selon lequel la progressive raréfaction des ressources entraîne inéluctablement une augmentation des prix et un ralentissement de la croissance. Il ne s’agit pas seulement d’une théorie : en France, dans les années 60, la croissance fut en moyenne de 5,7% par an ; dans la décennie 70, elle fut de 3,7%  ; dans la décennie 80, de 2,4% ; dans la décennie 90, de 2% ; et de 1,1% dans les années 2000. Sachant de surcroît qu’une part de cette croissance moribonde a été artificiellement créée par la dette qui nous submerge aujourd’hui, il ne nous semble plus permis de croire – car il s’agit bien d’une croyance, Monsieur le Premier ministre – il ne nous semble plus permis de croire au retour d’une croissance durable, au-delà des variations conjoncturelles.
Tel que l’avaient prédit, en 1970, les scientifiques du Club de Rome, nous vivons en ce début de XXIème siècle les prémices des crises de rareté, avec une nette augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, tandis que la croissance s’évanouit inexorablement. A cela s’ajoutent les conséquences de la course folle d’un système productiviste fondé sur la rentabilité : accéléré par la publicité et l’obsolescence programmée des objets, le cycle de consommation s’emballe jusqu’à l’absurde, causant des pollutions diverses, provoquant des crises sanitaires, malmenant la biodiversité et déréglant le climat.


De ce point de vue, sauf à ne jamais sortir de ce cercle infernal, il n’est plus possible, selon nous, de fonder un modèle économique et social sur le seul hypothétique retour de la croissance, en se bornant à considérer les questions écologiques comme un luxe ou un supplément d’âme.


Prenons l’exemple de l’industrie automobile, si dramatiquement mise à mal ces derniers temps. Je vois, ici, Aline Archimbaud, très investie avec Arnaud Montebourg sur le dossier PSA à Aulnay. Face à la détresse de ces centaines de salariés dont l’Etat, fort légitimement, se soucie de préserver les emplois, il serait tentant  de relancer le secteur par quelque subvention, comme une nouvelle prime à la casse. A ce stade, nous rappelons que 60% du parc automobile français fonctionne au diesel, qui vient d’être classé par l’OMS comme un cancérogène certain. Sans même évoquer les drames humains liés à la maladie, le coût de la prise en charge médicale des affections de longue durée pourrait déjà remettre en question, d’un strict point de vue économique, la pertinence globale du choix industriel. En outre, le maintien ou le développement du parc automobile engendre un besoin en pétrole, énergie non seulement dévastatrice pour le climat mais encore sans avenir, car fossile. Ce besoin vient ensuite justifier des forages, comme en Guyane, avec un très haut risque pour la biodiversité.


Ici, la transition écologique consisterait à favoriser la reconversion partielle et progressive de l’industrie automobile avant que son déclin ne soit imposé par les contraintes extérieures. A Vénissieux, par exemple, un équipementier automobile s’est reconverti avec succès dans l’assemblage de panneaux photovoltaïques. Des emplois seraient ainsi pérennisés tandis que la réduction du parc automobile améliorerait la situation sanitaire. Cela permettrait également de réduire les extractions de pétrole préjudiciables tant à la biodiversité qu’au climat et de favoriser l’orientation vers une société de l’après-pétrole.
 
On voit bien ici que même la question de l’emploi ne peut suffire à appréhender les choix politiques qui s’offrent à nous : écologique, économique et social sont inextricablement liés. C’est pourquoi les écologistes seraient particulièrement favorables, Monsieur le Premier ministre, à l’instar du Conseil Économique Social et Environnemental, à ce que les associations environnementales que vous avez conviées à une grande conférence en septembre puissent également être associées, dès ce mois de juillet, au sommet social.


Sur ce sujet majeur de la transition écologique, nous avons, vous et nous, Monsieur le Premier ministre, des cultures et des sensibilités différentes, qui peuvent nous différencier sur certains choix industriels, énergétiques, agricoles ou d’équipements. On vient d’évoquer l’automobile et les forages pétroliers, on pourrait y ajouter l’EPR et le surgénérateur ASTRID, ou encore l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.


Pour autant, là où le précédent gouvernement avait tergiversé, vous avez déjà pris des mesures : interdit le Cruiser, cet insecticide si néfaste aux abeilles. Là où le précédent gouvernement n’avait affiché que mépris pour cet environnement « qui commence à bien faire », comme le disait N. Sarkozy, nous avons entendu vos mots, Monsieur le Premier ministre. (Hier,) vous nous avez parlé de transition énergétique, de sobriété et d’efficacité, de développement des renouvelables, de biodiversité, de code minier – nous y serons très attentifs- mais aussi de créations d’emplois dans l’économie verte. Sans doute n’attribue-t-on pas encore exactement le même sens à toutes ces expressions. Mais nous croyons profondément à la possibilité d’un dialogue constructif avec vous, et à la possibilité de porter, au sein de votre – de notre – majorité comme auprès de votre gouvernement, la voix écologiste, que nous souhaitons voir compter. Mme Bricq avait rapidement suscité notre confiance, ne doutons pas qu’il en sera très vite de même avec Mme Batho.


Monsieur le Premier ministre, vous avez vous-même fixé le cadre institutionnel, qui nous satisfait pleinement, dans lequel se déroulera ce dialogue démocratique et républicain : une vie politique moralisée et apaisée, autour des valeurs d’exemplarité, de sobriété, de parité, de diversité et de non-cumul des mandats, à l’image, moderne, de votre gouvernement. Le Parlement, valorisé dans son rôle d’initiative et de contrôle, intégrera une dose de proportionnelle pour permettre une plus juste représentation de l’expression des électeurs. Vous avez également annoncé que le temps serait pris pour un travail législatif serein, loin de la frénésie du président sortant qui crut bon d’utiliser la loi comme un instrument médiatique. Enfin, vous avez indiqué privilégier la concertation et souhaiter la mobilisation de tous les citoyens pour le redressement du pays. Très attachés à l’autonomie et à la responsabilité individuelles, les écologistes seraient tentés de voir dans un nouvel acte de décentralisation l’opportunité concrète d’impliquer davantage les Françaises et les Français dans notre démocratie, en les rapprochant de leurs institutions. Régie par les principes de subsidiarité, de péréquation et de régionalisme, l’organisation que nous appelons de nos vœux s’articulerait, au plus près des citoyens, autour de trois échelons : les communes, les communautés et les régions, ancrées dans une Europe fédérale, démocratique et solidaire.

Pour conclure, Monsieur le Premier ministre, je crois que nous avons en partage un même sentiment de responsabilité face à l’urgence de réforme que commande l’état de notre pays, alors même que l’extrême-droite et son idéologie y sont de plus en plus prégnantes. En matière de transition écologique, ne pas agir, c’est faire un choix, celui du statu quo, qui s’avérera à la fin toujours le plus coûteux, notamment pour les plus fragiles qui comme toujours pâtissent les premiers des situations difficiles. Notre responsabilité d’écologistes, Monsieur le Premier ministre, consiste donc à réussir, en pesant sur les politiques publiques, à piloter la transition plutôt qu’à laisser nos concitoyen-ne-s la subir. En conséquence, et malgré certaines différences d’analyse, nous sommes convaincus, Monsieur le Premier ministre, que notre place est à vos côtés : au Gouvernement, avec Cécile Duflot et Pascal Canfin, et au Parlement, avec dans chaque assemblée un groupe autonome, libre de sa parole et de ses votes. C’est le défi, Monsieur le Premier ministre, que le Groupe écologiste du Sénat souhaite relever avec vous, sans révérence et sans déférence, mais toujours avec vigilance et exigence. Pour résumer, les écologistes, par raison et par cœur, utilisent aujourd’hui l’un des plus beaux mots de la langue française : « confiance » !  »

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Texte de Ballon Rouge: les mystères électoraux de la 9ième circonscription des B.d.R.

3 Juillet 2012, 05:22am

Publié par jeanyvespetit

Ci-après, vous trouverez un texte écrit par nos amiEs de l'association Ballon Rouge qui mérite toute notre attention.

Peut-être aurons-nous l'occasion d'en reparler.

JYP

 

 

"En 1998, Bernard Deflesselles victime d’une fraude électorale dut s’y reprendre à deux fois pour gagner son poste de député de la 9ième circonscription face au candidat PCF. Dans un rôle de « chevalier blanc », de bonne guerre, il en a fait un fond de commerce qu’il sert régulièrement pour rafraichir les mémoires.  Mais l’histoire est en voie de le rattraper, victime un jour, peut-être pas victime toujours.


Le déni de démocratie et la tromperie électorale sont parfois hors la loi, parfois légales, mais toujours condamnables. C’est le cas qui se présente dans la 9ième circonscription.


Le candidat totalement inconnu, s’étiquetant « gauche socialiste et écologiste » réussit un score incroyable de près de 4%. Christian Musumeci, c’est son nom, grâce à cette  performance hors norme, empêche Denis Grandjean, candidat d’Europe Ecologie, d’être présent au deuxième tour. (Le PS d’Aubagne, par ses déclarations intempestives a contribué à cet échec)
Avec une triangulaire tout devenait possible, on l’a vu dans la dixième circonscription de Gardanne avec la victoire de Lambert, candidat écologiste ; et monsieur Deflesselles se retrouvait en danger. Cette candidature a atteint son but, le piège a bien fonctionné. Mais la ficelle est tellement grosse que cela n’est pas passé inaperçu.


Spectateur passif ou maître d’œuvre, le seul gagnant de ce scénario est le député M. Deflesselles.


Qui sont messieurs Musumeci et son suppléant Monteleone ?


En 2007, étiquetée divers droite, cette équipe prit comme cible le courant Bayrou et sa candidate ciotadenne madame Benedetti.


Monsieur Montéléone vient de reconnaitre qu’à cette époque « il travailla » pour monsieur Deflesselles. Christian Musumeci ne déposa jamais ses comptes de campagne, c’est une tactique classique des candidats « inattendus » pour ne fournir aucun renseignement.


Pour 2012, changement de ligne politique, Christian Musumeci devient le candidat du renouveau socialiste et écologiste. Il propose un programme à faire pâlir la gauche la plus radicale.


De la retraite à 60 ans aux 32 h par semaine, du droit de vote des étrangers à la légalisation du cannabis, nous sommes, dans la manipulation. Car Christian Musumeci, n’a jamais défendu ses propositions dans un quelconque débat public, ne s’est  jamais exprimé dans la presse locale. Ce candidat muet n’était pas plus loquace après les résultats, particulièrement difficile à contacter, sa vie politique locale semble s’arrêter à la publication d’un bulletin de vote. Lorsque nous avons enfin réussi à le joindre,   il a  défendu spontanément des points de vue très réactionnaires, voire racistes, totalement en opposition avec les propositions de sa profession de foi.


Nous sommes là dans une forme de « fraude légale ». Nous n’avons aucun élément matériel concret pour considérer que monsieur Defflesselles a un lien avec cette candidature. Mais dans les faits, celle-ci n’a existé que pour porter tort à Denis Grandjean et permettre la réélection du député sortant.


Si nous persévérons dans nos investigations, si les forces progressistes et démocratiques, étrangement discrètes, s’en mêlent, si l’opinion est concernée, le poids politique de cette affaire peut peser très lourdement, dans le pays d’Aubagne et La Ciotat.


Ainsi la boucle serait bouclée, monsieur Deflesselles ne serait peut-être plus le chevalier blanc…"

 

BALLON ROUGE
En préparant les jours meilleurs
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